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Jean Bernatchez : UQAR - Université du Québec à Rimouski
À l'occasion de cette communication seront présentés les enjeux liés à la gouvernance de la science et aux métiers de la recherche scientifique. Les thèmes suivants seront abordés: le nouveau Fonds de recherche du Québec, le rôle du scientifique en chef, l'organisation du ministère responsable de la science, la transparence et l'accès aux données sur la science publique, le choix des priorités scientifiques (comment, pourquoi, lesquelles, selonquels critères), l'évaluation des priorités actuelles et du processus de leur choix, les conditions de travail, droits et responsabilités des professeurs-chercheurs et étudiants-chercheurs, des professionnels, assistants et techniciens de recherche, des gestionnaires, des conseillers, des éditeurs, des chercheurs postdoctoraux, l'engagement social, la formation de la relève, l'emploi, la place des femmes, la langue de travail et de publication.
La Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation (SQRI) guide actuellement la politique scientifique du Québec. Adoptée en juin 2010, elle fait suite à d’autres documents – Savoir changer le monde (politique scientifique du gouvernement du Québec, 2001); Un Québec innovant et prospère (Gouvernement du Québec, 2006) – et elle s’harmonise avec la politique canadienne Réaliser le potentiel des sciences et des technologies au profit du Canada (Gouvernement du Canada, 2007). Or, aucune de ces politiques n’a fait l’objet d’un débat ou d’une évaluation à l’un ou l’autre des parlements ou en commission parlementaire. Pourtant, la science est une institution qui a un impact considérable sur la vie des citoyens et sur l’avenir de la société québécoise. Comment repolitiser la science, c’est-à-dire l’introduire dans le débat public, dans la Cité, sans pour autant l’assujettir à l’agenda politique des partis et des gouvernements ? Notre réponse est la suivante : en interpellant l’ensemble de la société québécoise, chercheurs et non-chercheurs, pour rédiger collectivement les grandes lignes d’une politique scientifique qui reflète ses valeurs et ses préoccupations. Suivant ainsi l’exemple d’organismes de plus en plus nombreux dans le monde qui préconisent la participation des citoyens à l’élaboration des politiques publiques, l’Association Science et bien commun a mis sur pied le projet web « La science que nous voulons » qui, à terme, proposera un nouvel énoncé de politique scientifique pour le Québec. Lors du congrès de l'ACFAS, nous présentons les enjeux qui devront être débattus au fil de ce travail citoyen, ainsi que le résultat des premières expériences délibératives.
Thème du colloque :