Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
David Robichaud : Université d'Ottawa
À quelle question devrait-on répondre en priorité : De quelle façon devraient se comporter les individus à l'intérieur des entreprises, ou comment motiver ces individus à se comporter de certaines façons que nous jugeons collectivement adéquates ? La philosophie morale vise à identifier comment (et pourquoi) nous devrions nous comporter. Cette branche de la philosophie est fondamentalement importante pour nous expliquer nos intuitions morales et pour nous éclairer lorsque ces mêmes intuitions sont confuses. Or les cas particuliers ayant suscité l'intérêt des chercheurs en éthique de affaires ne portent pas, pour la majorité, sur des situations où il était difficile de déterminer la bonne conduite à adopter. Ce qu'il est urgent de développer, ce ne sont pas des théories en éthique des affaires qui visent à moraliser les « pommes pourries » mais plutôt des modèles institutionnels qui assureront que, même entre les mains de pommes pourries, les institutions produiront des résultats efficients et optimaux. Ce que nous proposons c'est d'accorder davantage d'importance à la seconde question posée d'entrée de jeu. Nous défendrons la thèse que nous devons cesser de travailler à raffiner nos condamnations morales dans le domaine des affaires et nous concentrer à limiter le nombre de cas auxquels nous appliquerons ces condamnations morales.
Le congrès de la SPQ vise à rassembler les chercheurs en philosophie autour d’un thème rassembleur qui sera pour 2012 : « La philosophie interlocutrice des sciences et des arts ». Le congrès vise à interroger et analyser les différents rapports qu’entretient la philosophie avec les arts d’un côté et les sciences de l’autre côté. Ces rapports sont multiples et ouvrent plusieurs avenues théoriques. Analyse du discours philosophique comme esthétique ou scientifique, importance ou nécessité du discours philosophique pour définir ce qu’est la science ou l’art, et importance ou nécessité de l’art et de la science pour produire un discours philosophique. Ces questions ont occupé les philosophes depuis ses origines, et les réponses offertes ont évolué de façons extrêmement intéressantes et pertinentes pour la compréhension de la philosophie, de ses objets d’analyse et de sa méthodologie à travers l’histoire et encore aujourd’hui.
Les chercheurs invités seront donc appelés à aborder le thème proposé de différentes façons. Le caractère équivoque du thème est nécessaire afin de mettre de l’avant un évènement rassembleur pour des chercheurs ayant des domaines de spécialisation divers en philosophie de l’histoire, en éthique, en philosophie des sciences et en philosophie de l’esprit, en philosophie esthétique et en philosophie de la littérature, etc. Quelques exemples de thèmes pouvant être abordés par les congressistes : L’influence et la place centrale qu’occupent les sciences cognitives et les sciences sociales dans les discours en philosophie de l’esprit, en éthique et en philosophie sociale et politique. La pertinence de soumettre la science ou l’art à des normes et à des critères éthiques. L’analyse philosophique comme discours scientifique ou comme discours esthétique.