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La présentation vise à positionner la recherche partenariale en tant que facteur de transformation et de changement important pour le mouvement des centres d'amitié autochtones du Québec. La recherche partenariale mise sur le processus, la réciprocité et l'apprentissage mutuel; à ce titre elle a tout le potentiel pour devenir un outil de changement social et un moteur d'affirmation individuelle et collective. Selon cette approche, la mise en œuvre de la recherche de même que les étapes de la démarche adoptée par les parties en présence sont aussi importantes que l'atteinte des résultats proprement dits.
Depuis le milieu des années 1990, la demande des organisations et communautés autochtones pour une participation accrue aux recherches qui les concernent se fait entendre haut et fort, à l’instar de leurs préoccupations pour la prise en compte, par les chercheurs et l’académie, de leurs propres besoins en matière de recherche et de leurs propres traditions intellectuelles. Depuis une dizaine d’années, des protocoles de recherche ont été élaborés par diverses instances autochtones en vue de baliser les travaux des chercheurs de toutes les disciplines. L’énoncé de politique des trois conseils subventionnaires du Canada, au sujet de l’éthique de la recherche avec les humains, compte un chapitre complet sur l’éthique de la recherche avec les Autochtones. Une nouvelle littérature scientifique canadienne et internationale fait écho à ces nouvelles modalités en témoignant de nouvelles approches et de nouveaux paradigmes. Les chercheurs québécois ont-ils modifié en conséquence leurs modes d’interaction avec les Autochtones ? Quels sont les impacts de ces nouvelles pratiques sur les traditions disciplinaires ? Ces nouvelles modalités favorisent-elles une compréhension plus adéquate des réalités autochtones ? Les travaux des chercheurs contribuent-ils davantage à la définition des politiques publiques culturellement pertinentes ? Voilà autant de questions qui se posent actuellement au sein du domaine de la recherche relative aux peuples autochtones et pour lesquelles les réponses sont encore fragmentaires. En mobilisant à la fois les chercheurs, les étudiants et les Autochtones à l’occasion de notre activité, nous souhaitons mieux comprendre les attentes des Autochtones à l’égard de la recherche en sciences sociales d’une part, et les moyens mis en œuvre par des chercheurs de différentes disciplines afin de répondre à ces attentes. Une question demeure cependant : ces changements sont-ils bien accueillis au sein de la communauté scientifique ?