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La SF : une littérature universelle?

SK

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Stephan Kraitsowits : Université de Picardie Jules-Verne

Résumé de la communication

À partir de l'étude raisonnée d'un corpus de 39 anthologies de science-fiction qualifiées d'« australiennes », publiées sur une période d'un demi-siècle, mon étude pose la question de l'identité culturelle de ces écrits apparemment spécifiques. Les résultats de mon étude démontrent cependant que la SF australienne, loin d'être distinctive, s'inscrit dans le cadre transnational, transculturel et même global d'un genre littéraire spécifique. En effet, ce genre a été défini en 1926 par Hugo Gernsback (un Américain d'origine luxembourgeoise), à partir de textes d'auteurs français (Verne), anglais (Wells) et américain (Poe), puis s'est échappé du seul cadre des pulps américains pour se disséminer de par le monde.

À travers tous les médias, de la radio aux jeux vidéos en passant par les comics, le cinéma et la télévision, la SF, désormais reconnaissable et soutenue par son propre lectorat et ses propres auteurs, s'est propagée au Canada avant de retourner, après la Deuxième Guerre mondiale, en Europe, pour enfin atteindre les rivages lointains de l'Australie.

L'étude du cas de la SF australienne, sans nier les spécificités locales de sa diffusion, témoigne alors de l'universalité d'un genre fondé sur la science et l'altérité qui, par définition, cherche à transcender les impasses des logiques identitaires.

Résumé du colloque

Quel est l’impact des nouveaux médias sur l’étude de la littérature ? Qu’advient-il des processus artistiques et des translations culturelles dans une économie du savoir mondialisée ? Que veut-dire être comparatiste à Montréal aujourd’hui ? C’est à ces questions que nous tenterons de répondre par le biais du colloque Mondialisme et littérature. Nous vivons dans un monde culturel de plus en plus complexe – en témoigne le récent mouvement Occupy Wall Street. Nous sommes d’avis que l’étude des relations entre mondialité et littérature est très importante pour trouver des passerelles qui ne réduisent pas le mondialisme à la sphère de l’économie de marché, ou le monde à une économie de transactions identitaires. Or, de Paris à New York, la littérature comparée, discipline pluricentenaire, renouvelle son objet d’étude. À l’occasion du colloque Mondialisme et littérature, nous convions les chercheurs en études littéraires, en arts et en sciences humaines à une réflexion visant à démocratiser le comparatisme, à cerner son caractère iconoclaste, ses impasses, de même que ses nouvelles modalités. On pourra d’emblée chercher à définir ce que signifie l’acte de comparer aujourd'hui alors que dominent les discours sur l’hybridité et le métissage. On se demandera par ailleurs si certains éléments de la littérature québécoise, qui s’énonce dans un contexte de pluralité linguistique, gagneraient à être étudiés au moyen du comparatisme. On discutera des nouveaux visages de la littérature comparée (Amérindiens, arabophones, Asiatiques, etc.) qui doivent être pris en compte dans le cadre d’une étude des phénomènes d’interculturalité contemporains. On explorera enfin de quelle manière les nouvelles technologies et problématiques intermédiales travaillent la littérature comparée. Dans le cadre du colloque Mondialisme et littérature, il s’agira en somme d’envisager Montréal comme le site culturel d’une nouvelle pensée comparatiste.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
news icon Thème du colloque :
Mondialisme et littérature
section icon Date : 10 mai 2012

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Titre du colloque :

Mondialisme et littérature

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Thème du colloque :

Mondialisme et littérature