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Lysianne Touchette : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Selon Taylor, Bagby, et Parker (1991) les sujets alexithymiques auraient tendance à utiliser l’agir afin d’éviter les conflits ou d’exprimer les émotions. Ainsi, par rapport au lien entre l’alexithymie et les comportements violents, Maisondieu, Tarrieu, Razafimamonjy, et Arnault (2008) ont remarqué que l’alexithymie est très présente chez les délinquants violents incarcérés, soit chez 42,86% d’entre eux (N=230). Néanmoins, peu d’étude traite de l’alexithymie en lien avec la violence conjugale. Ainsi, l’objectif est d’appliquer ce concept à des hommes ayant commis de la violence conjugale et d’établir une comparaison avec un échantillon tiré de la population générale. L’hypothèse est que le taux d’hommes alexithymiques pour le groupe avec violence conjugale sera plus élevé que pour le groupe de comparaison. Pour ce faire, les participants du groupe avec violence conjugale (n=42) ont été recrutés au sein de l’Accord Mauricie et ont en moyenne 36,21 ans (ÉT=9,42). Les hommes du groupe de comparaison seront sélectionnés dans divers milieux de travail pour faire un pairage avec les hommes de l'autre groupe quant à l’emploi et l’âge. L’Échelle d’alexithymie de Toronto (TAS-20) a été utilisée pour mesurer l’alexithymie auprès du premier groupe, et servira aussi pour les hommes du groupe de comparaison. De cette façon, les résultats préliminaires des participants du groupe d’hommes avec violence conjugale indiquent un taux de prévalence de l’alexithymie s’élevant à 63,41% (n=41).
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