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David Meunier : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
La problématique des relations entre le corps et l'esprit a fait l'objet, au cours de l'histoire de la philosophie, de nombreuses tentatives de résolution de la part d'un nombre relativement grand de philosophes. Malheureusement, la plupart adopte un vocabulaire technique conduisant généralement à les enrégimenter dans une position traditionnelle ou une autre, que l'on songe aux différentes formes de dualisme ou de réductionnisme. Searle récuse ces deux extrêmes et propose, après l'analyse des traits spécifiques à la conscience, une troisième voie, celle du naturalisme biologique. Le sujet de notre présentation sera la position que Searle adopte concernant les relations de la conscience et du cerveau.
Nous retrouvons chez Searle une forme de naturalisme qui est à la fois ontologique et méthodologique, qui admet une version du réductionnisme dite causale et sous-entendant une définition non-événementiel de la causalité, qui rejette toute forme de réduction ontologique des états mentaux subjectifs à des entités ontologiquement objectives mais supporte une survenance des propriétés causales des états mentaux sur les propriétés causales des états neurophysiologiques, et plaide en faveur d’une conception émergentiste des relations entre la conscience et le cerveau. Le but de notre présentation sera de démontrer comment ces différentes caractéristiques de la position de Searle s'articulent et de quelle manière elles le conduisent à redéfinir notre conception de la conscience.
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