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Pierre-olivier Pineau : HEC Montréal
«Dans le cadre du Plan Nord, le gouvernement s'engage à développer 3 500 MW d'énergie propre et renouvelable supplémentaire, soit 3 000 MW d'hydroélectricité, 300 MW d'éolien et 200 MW provenant d'autres sources d'énergie renouvelable» peut-on lire dans le plan d'action du Plan Nord. Le coût par mégawatt (MW) de cette capacité de production est estimé à 7,1$ millions par MW, selon un document du gouvernement, ou 13,4$ millions, selon un autre. Dans les deux cas, c'est plus cher qu'un projet comme La Romaine, déjà critiqué pour son coût élevé. Pourquoi ces chiffres-là sont-ils annoncés? Pour satisfaire quels besoins? Dans quelle logique énergétique ces dépenses se placent-elles? Cette présentation vise à faire le point sur ces questions en analysant la stratégie énergétique du Québec, les besoins énergétiques des québécois et de leurs voisins, ainsi que les besoins spécifiques de l'industrie minière.
Le Plan Nord est un projet de développement du Nord québécois qui s'étend sur 25 ans, voire davantage, et qui totalisera au moins 80 G$ d'investissements publics et privés. L’objectif premier ce chantier est de développer les activités industrielles des secteurs minier, forestier et énergétique. L’envergure sans précédent de ce projet de société suscite des interrogations. C'est pourquoi une analyse critique des aspects économiques, environnementaux et sociaux du Plan Nord s'impose. Les ressources collectives que le Québec y consacrera seront-elles investies de manière optimale? Quelles sont les justifications de ce chantier et quels sont les bénéfices espérés? Les moyens proposés sont-ils adéquats? Enfin, existe-t-il des alternatives plus appropriées?
Grâce à la complémentarité des expertises de ses membres, la table ronde a pour but d’apporter des éléments de réponses à ces questions complexes. À terme, la société civile, les élus et l'administration publique devraient pouvoir profiter de cet exercice de réflexion critique et de dialogue interdisciplinaire.