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Les espaces ouverts périphériques entre Santiago du Chili et Valparaíso : discours, menaces et résistance d'espaces stratégiques dans une métropole émergente latino-américaine

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Cécile Faliès : Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Résumé de la communication

L'un des objectifs duPlan Régulateur Métropolitain de Santiago de 2008 est d'« obtenir une capitale plus verte et plus intégrée et un système d'aires vertes » pour 2030. La métropole doit alors être considérée comme un système socio-spatial d'échelle régionale, dans lequel tous les éléments sont à analyser notamment les espaces ouverts périphériques, ruraux ou « naturels », mais de faible densité, surtout dans ce contexte de double métropolisation à partir des centres urbains de Santiago et de Valparaiso séparés par des espaces montagneux classés au patrimoine de l'Unesco en 2008 avec la création d'une réserve MAB.Ces espaces sont convoités pour de nombreux usages et par des acteurs leur attribuant des valeurs différentes qui les font entrer en conflit.L'étude d'une métropole par ses marges ou ses interstices permet aussi d'intégrer sa dimension environnementale, essentielle pour comprendre les injustices liées à une inégale répartition des terres et, donc, à un inégal accès aux ressources créant ou renforçant des injustices socio-environnementales (dépossession, dégradation des biens collectifs et des moyens de production).Délaissés en termes de planification bien qu'étant inclus dans les plans de régulation, ce sont des espaces stratégiques pour garantir la justice sociale à l'échelle métropolitaine, ce que révèlele traitement d'un corpus d'entretiens réalisés entre 2008 et 2012, d'observations et de cartes mentales auprès des acteurs.

Résumé du colloque

La thématique retenue pour cette proposition de colloque concerne le traitement technique et politique des espaces ouverts des agglomérations urbaines. Il est ici question de l’ensemble des espaces non bâtis situés en périphérie proche ou lointaine des agglomérations, mais dont les fonctionnalités, les modalités de gestion et le devenir à court et moyen termes dépendent des acteurs parties prenantes des dynamiques métropolitaines. L’usage des ressources, notamment celles relatives au sol, la maîtrise de l’étalement urbain, la préservation des espaces agricoles, forestiers et des réservoirs de biodiversité, la sécurité alimentaire pour des populations de plus en plus urbaines sont autant de défis à relever durant ce millénaire. Si ces questions intéressent les milieux académiques depuis quelques décennies, elles pénètrent petit à petit la sphère publique à travers les questions d’aménagement et de développement local.

D’un point de vue plus systémique, il faut tenir compte que le devenir des espaces ouverts et leur contribution au développement soutenable des régions métropolitaines sont de plus en plus liés à leur intégration dans les processus de globalisation. Les conséquences de cette intégration s’expriment en termes de restructuration socioéconomique et de reconfiguration des systèmes d’acteurs autour de questions communes ayant souvent trait à la montée des incertitudes et des interdépendances. Autant de questions vives que nous proposons d’articuler autour de trois points convergents : 1) Comment les enjeux de préservation des espaces ouverts métropolitains questionnent-ils les politiques alimentaires et agricoles des métropoles? 2) Comment la gestion de la biodiversité des espaces ouverts est-elle conçue et rapproche-t-elle mondes techniques et politiques? 3) Comment les acteurs responsables de la gouvernance métropolitaine construisent-ils la question éminemment politique de la gestion des espaces ouverts?

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 10 mai 2012

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