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Emmanuelle Marceau : Unité de soutien SSA Québec
Le droit s’est imposé en force dans les sociétés modernes afin de baliser et coordonner les relations humaines et le vivre-ensemble (Legault, 2011). En dépit de la judiciarisation croissante des rapports humains et sociaux, le recours aux tribunaux semble ralentir au Québec depuis quelques années, laissant apparaître une crise de légitimité (Otis, 2001 et 2005). Les insuffisances du droit sont désormais dénoncées par les juristes, les philosophes et les sociologues (Lajoie, 1991; Legault, 2011; Rocher, 1989). Face à ce constat, plusieurs affirment que l’éthique et la médiation se révèlent toutes désignées pour répondre aux insuffisances du droit et contribuer à résorber la crise actuelle (Legault, 2011; Rocher, 1989; Otis, 2001 et 2005; Lacroix, 2002-03). L’éthique et la médiation permettent en effet une réflexion sur les normes, mais également sur les valeurs et les émotions. Ainsi, elles proposent des cadres régulateurs qui ne soient pas que normatifs. Au Québec, ces modes alternatifs de justice gagnent en popularité (Otis, 2001 et 2005). Mais que proposent-ils plus exactement afin de sortir le droit de la crise qu’il traverse? Sont-ils suffisants? En d’autres termes, en quoi ces modes alternatifs émergeant répondent mieux aux besoins actuels des individus et des sociétés démocratiques?
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