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Genevieve Houde : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les dernières années ont vu fleurir de nombreux travaux portant sur les soins de santé dans le champ de la phénoménologie du corps (Vinit, 2007 ; Courtine, 2011, etc.). À l'instar de ces travaux, notre étude vise à étudier le phénomène de l'anorexie en y introduisant la question de la corporéité. En nous rattachant aux développements apportés par la tradition de la phénoménologie du corps (Merleau-Ponty, 1964 ; Patočka, 1985), notre contribution se veut l'amorce d'un travail reliant la dimension de la corporéité, pensée comme condition permanente de l'expérience (Merleau-Ponty, 1945), à la problématique de l'anorexie. Le corps est pensé comme un objet par le modèle médical, voire comme une chose, c’est-à-dire qu’il apparaît comme dévitalisé et coupé de la dimension psychique. Bien que l’efficacité des méthodes scientifiques aient fait leurs preuves dans le traitement des pathologies touchant le corps, la méthode phénoménologique apparaît comme une voie prometteuse pour penser les enjeux de l’anorexie et de son traitement, en particulier parce qu’elle permet de prendre en compte la dimension de l’expérience. Nous entendons ainsi toucher cette dimension en nous appuyant sur le concept de corporéité entendu comme une modalité d’ouverture potentielle au monde et à son investissement. Partant de là, une avenue de réflexion sur l'anorexie est de la concevoir comme un dérèglement de cette modalité d'ouverture passant par le refus de s'alimenter.
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