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Mesure des particules de biomasse en une, deux et trois dimensions

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Guillaume Pilon

Résumé de la communication

Plusieurs utilisations de matière ligneuse requièrent des particules de longueur et de forme bien définies. La méthode traditionnelle de caractérisation de la longueur est le tamisage mécanique. Cependant des études récentes montrent que la densité des biomasses, la préparation des échantillons, la durée du tamisage et le tamiseur influencent les résultats. Depuis septembre 2010, nous avons accumulé neuf sources de biomasse de saule de forme différente (hachée, broyée ou déchiquetée) et de longueur variée (entre 20 et 100 mm).
Les échantillons sont analysés dans trois tamiseurs : celui de l'ASABE, le Porta-Screen® (PS-4) de Gilson et le Ro-Tap® (RX-30) de Tyler. Selon le type d'appareil, les formes de tamis diffèrent de même que la fréquence et le mouvement d'oscillation (horizontal ou vertical). Les plateaux ont des ouvertures inférieures à 32 mm. Les variables étudiées sont le temps de vibration (entre 1 et 15 minutes) et l'abrasion en tamisant un même échantillon dix fois au temps maximal de 15 minutes.
En parallèle, certaines classes de particules sont mesurées en deux dimensions par numérisation d'image et établissement des coordonnées avec MatLab. Enfin, une collaboration avec l'Université de Georgie permet d'utiliser un Camsizer muni de caméras filmant les particules individuelles en chute libre. Les coordonnées en trois dimensions seront mesurées en mars 2012 et comparées avec les mesures de tamisage en 1D et d'analyse d'images en 2D.

Résumé du colloque

L'industrie des produits forestiers joue un rôle important dans l'économie régionale du Québec. La transformation de la matière ligneuse représente une part considérable des activités de l'industrie forestière. Les 10 dernières années ont été marquées par une réalité économique difficile, qui a exigé des réductions de coûts et la recherche d’efficacité dans toute la chaîne d’approvisionnement. Aujourd'hui, les usines qui autrefois transformaient le bois pour en faire du bois d’œuvre ou des pâtes et papiers, se diversifient et développent de toutes nouvelles gammes de produits. L’industrie forestière s’apprête à entrer dans une nouvelle ère, au cours de laquelle la fibre de bois, ou la biomasse, sera convertie en de multiples bioproduits au moyen d’une approche de bioraffinage, notamment en produits bioénergétiques pour chauffer nos maisons et alimenter nos véhicules, en produits biochimiques pour fabriquer des solvants, des plastiques et des produits à haute valeur ajoutée pour les secteurs agro-alimentaire, cosmétique et pharmaceutique, ainsi qu’en biomatériaux novateurs, comme le papier « intelligent » et les produits structuraux et d’apparence en bois d’ingénierie. Ce colloque se veut un forum permettant de présenter les résultats de recherches actuellement en cours dans différentes universités et instituts de recherche du Québec sur les nouveaux produits forestiers. Voici quelques exemples de projets :
- Valorisation des extraits d’écorce et ramilles de différentes essences pour usage dans les nouveaux produits forestiers non ligneux à haute valeur ajoutée pour les secteurs agro‑alimentaire, cosmétique et pharmaceutique.
- Isolement des composantes de la biomasse résiduelle forestière et agricole (bioraffinerie).
- Conversion de la lignine en biocarburants et produits chimiques verts.
- Nanocelluloses cristallines (NCC).
- Développement de nouveaux matériaux composites à base de bois.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Benoit St-pierre
section icon Date : 10 mai 2012

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