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Organisation familiale des activités en milieu rural des hautes terres malgaches

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Annick Andrianantoandro : CEPED - Centre Population et Développement

Résumé de la communication

Comme dans tout milieu rural, l'incertitude (aléas climatiques, fluctuation des prix, etc) pèse sur les activités agricoles des paysans des Hautes Terres malgaches. Mais Madagascar ne dispose pas de marché de l'assurance contre les risques. Ainsi, pour limiter les impacts des chocs et minimiser les risques, les paysans diversifient leurs activités.
Depuis quelques décennies, les ménages des Hautes Terres sont également confrontés au problème de rétrécissement des parcelles cultivables. Ainsi, aujourd'hui, les revenus agricoles n'arrivent plus à satisfaire les besoins fondamentaux des ménages. La recherche de revenus complémentaires est donc incontournable pour assurer la survie de la famille.
Par ailleurs, l'organisation des activités agricoles repose sur l'institution traditionnelle du valintanana ou «mains qui se répondent». Cette pratique consiste à rendre en nombre exact de main-d'œuvre et de temps de travail les travaux effectués par les autres dans ses propres parcelles. Mais avec la pluriactivité cette forme d'entraide tend à disparaître et la main-d'œuvre agricole est désormais restreinte au niveau des membres des ménages
L'objectif de cet article est donc de montrer dans ce contexte comment les paysans organisent et repartissent les activités entre chacun des membres du ménage (le couple, les enfants et les personnes âgées)? Quels sont les impacts sur leur bien être et leur statut social?

Résumé du colloque

Si, pour la démographie, comme pour d’autres sciences sociales, les inégalités constituent un objet d’analyse, le regard que porte la discipline sur celles-ci a beaucoup évolué au fil du temps. Au-delà de l’analyse différentielle des évènements démographiques selon le sexe et l’âge, les recherches en démographie sociale s’intéressent aujourd’hui autant aux inégalités dans les rapports sociaux de sexe et de génération, qu’à celles qui peuvent être observées selon le statut socioéconomique, l’origine ethnique et culturelle, le lieu de résidence ou autre. Les portraits dressés de la fécondité, de la famille, de la migration ou de la mortalité sont enrichis de la prise en compte des conditions de vie et de santé des individus ou encore de l’accès différencié à la scolarisation, à l’emploi, au logement, aux soins de santé.

Le développement de nouveaux outils de collecte et d’analyse permet aujourd’hui, en outre, d’analyser la manière dont les inégalités à différents niveaux s’entrecroisent et se renforcent. Au-delà des avancées méthodologiques, ces changements dans les objets d’étude et les données mobilisées par les recherches démographiques sur les inégalités sont aussi le reflet de l’évolution des préoccupations et des grandes orientations politiques, au niveau national et international.

L’objectif du colloque proposé est donc de se pencher sur le regard que portent les démographes sur les inégalités, la spécificité de ce regard et la manière dont il a évolué au fil du temps. Il s’agit de montrer comment les multiples facettes des inégalités influencent l’étude des phénomènes démographiques dans différents contextes nationaux, au Nord comme au Sud. Ce colloque s’intéresse également aux outils théoriques et méthodologiques utilisés par les démographes pour documenter les inégalités et à la manière dont les études, dans différents contextes, ont nourri et ont été nourries par la planification et le suivi des grandes politiques sociales visant à les réduire.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Anne Calvès
section icon Date : 10 mai 2012

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