pen icon Colloque
quote

Production de biohydrogène et autres métabolites d'intérêt avec la bactérie Cl. thermocellum en utilisant les boues papetières comme substrat de fermentation

AM

Membre a labase

Alexandre Moreau

Résumé de la communication

Dans la conjoncture actuelle, les papetières canadiennes ont un besoin pressant de diversifier leurs produits. Ces papetières génèrent aussi des tonnes de résidus qu'elles doivent éliminer de façon sécuritaire et économique. Les microorganismes et les enzymes industriels pourraient permettre aux papetières de traiter leurs résidus. Ces mêmes microorganismes et enzymes pourraient également valoriser les résidus pour obtenir des bioproduits qui intégreront des marchés fructueux ou répondront à leurs propres besoins. En effet, une bactérie cellulolytique comme Clostridium thermocellum produit du biohydrogène (H2) pouvant être utilisés à des fins énergétiques et convertit directement la cellulose en plusieurs métabolites d'intérêt (acétate, lactate, formate, éthnaol). Riches en matières cellulosiques, les boues papetières pourraient servir de milieu de culture alternatif et économique pour cultiver Cl. thermocellum. La récolte de coproduits permettrait de rentabiliser un procédé de production de H2 ou d'éthanol par Cl. thermocellum à partir de résidus contenant de la cellulose résiduelle comme les boues papetières. Cette bactérie croît seulement sous des conditions anaérobies et thermophiles et hydrolyse la cellulose grâce à un complexe enzymatique appelé cellulosome.

Résumé du colloque

L'industrie des produits forestiers joue un rôle important dans l'économie régionale du Québec. La transformation de la matière ligneuse représente une part considérable des activités de l'industrie forestière. Les 10 dernières années ont été marquées par une réalité économique difficile, qui a exigé des réductions de coûts et la recherche d’efficacité dans toute la chaîne d’approvisionnement. Aujourd'hui, les usines qui autrefois transformaient le bois pour en faire du bois d’œuvre ou des pâtes et papiers, se diversifient et développent de toutes nouvelles gammes de produits. L’industrie forestière s’apprête à entrer dans une nouvelle ère, au cours de laquelle la fibre de bois, ou la biomasse, sera convertie en de multiples bioproduits au moyen d’une approche de bioraffinage, notamment en produits bioénergétiques pour chauffer nos maisons et alimenter nos véhicules, en produits biochimiques pour fabriquer des solvants, des plastiques et des produits à haute valeur ajoutée pour les secteurs agro-alimentaire, cosmétique et pharmaceutique, ainsi qu’en biomatériaux novateurs, comme le papier « intelligent » et les produits structuraux et d’apparence en bois d’ingénierie. Ce colloque se veut un forum permettant de présenter les résultats de recherches actuellement en cours dans différentes universités et instituts de recherche du Québec sur les nouveaux produits forestiers. Voici quelques exemples de projets :
- Valorisation des extraits d’écorce et ramilles de différentes essences pour usage dans les nouveaux produits forestiers non ligneux à haute valeur ajoutée pour les secteurs agro‑alimentaire, cosmétique et pharmaceutique.
- Isolement des composantes de la biomasse résiduelle forestière et agricole (bioraffinerie).
- Conversion de la lignine en biocarburants et produits chimiques verts.
- Nanocelluloses cristallines (NCC).
- Développement de nouveaux matériaux composites à base de bois.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Benoit St-pierre
section icon Date : 10 mai 2012

Découvrez d'autres communications scientifiques

Autres communications du même congressiste :