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Guillaume Pilon
Le charbon de biomasse, longtemps perçu comme un résidu, se présente maintenant comme un vecteur de développement durable dans la chaîne de valorisation de la biomasse. Le char de torréfaction (pyrolyse douce) est un combustible potentiel aux propriétés de conservation favorables et le charbon de biomasse pyrolytique a quant à lui le potentiel d'amender les sols et par la même occasion de constituer une méthode de séquestration de carbone. Dans le cadre de cette recherche, une plante lignocellulosique dite « énergétique », le panic érigé, a été pyrolysée dans une atmosphère de CO2 en comparaison avec une atmosphère inerte « classique » d'azote. À l'aide d'un réacteur batch à lit fixe, 25 g de biomasse/batch ont été transformés à des températures de 300, 400 et 500 °C. Les bilans et la composition de l'ensemble des produits (chars, produits condensables et gaz non-condensables) ont été effectués et analysés. Le char a été analysé tant d'un point de vue physicochimique (analyse immédiate, élémentaire et valeur calorifique) que pour sa composition chimique de composés organiques extraits via Soxhlet et analysés par GC-MS; tout comme l'ont été les produits condensables. L'environnement gazeux utilisé a engendré des modifications significatives par rapport aux propriétés des produits obtenus et ce, en fonction des températures étudiées.
L'industrie des produits forestiers joue un rôle important dans l'économie régionale du Québec. La transformation de la matière ligneuse représente une part considérable des activités de l'industrie forestière. Les 10 dernières années ont été marquées par une réalité économique difficile, qui a exigé des réductions de coûts et la recherche d’efficacité dans toute la chaîne d’approvisionnement. Aujourd'hui, les usines qui autrefois transformaient le bois pour en faire du bois d’œuvre ou des pâtes et papiers, se diversifient et développent de toutes nouvelles gammes de produits. L’industrie forestière s’apprête à entrer dans une nouvelle ère, au cours de laquelle la fibre de bois, ou la biomasse, sera convertie en de multiples bioproduits au moyen d’une approche de bioraffinage, notamment en produits bioénergétiques pour chauffer nos maisons et alimenter nos véhicules, en produits biochimiques pour fabriquer des solvants, des plastiques et des produits à haute valeur ajoutée pour les secteurs agro-alimentaire, cosmétique et pharmaceutique, ainsi qu’en biomatériaux novateurs, comme le papier « intelligent » et les produits structuraux et d’apparence en bois d’ingénierie. Ce colloque se veut un forum permettant de présenter les résultats de recherches actuellement en cours dans différentes universités et instituts de recherche du Québec sur les nouveaux produits forestiers. Voici quelques exemples de projets :
- Valorisation des extraits d’écorce et ramilles de différentes essences pour usage dans les nouveaux produits forestiers non ligneux à haute valeur ajoutée pour les secteurs agro‑alimentaire, cosmétique et pharmaceutique.
- Isolement des composantes de la biomasse résiduelle forestière et agricole (bioraffinerie).
- Conversion de la lignine en biocarburants et produits chimiques verts.
- Nanocelluloses cristallines (NCC).
- Développement de nouveaux matériaux composites à base de bois.
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