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Pascale Lefrançois : Université de Montréal
La plupart des systèmes scolaires se donnent des moyens d'évaluer, à quelques moments charnières du parcours des élèves, la maitrise de la langue de ces derniers. Pour ce faire, ils proposent des épreuves ministérielles qui jouent, à des degrés divers, un rôle certificatif ou qui permettent de réaliser un bilan des apprentissages.
Une recherche documentaire a permis de comparer les épreuves utilisées dans six systèmes scolaires francophones (Québec, Nouveau-Brunswick, Ontario, France, Belgique, Suisse) et trois systèmes anglophones (Québec, Nouveau-Brunswick, Ontario) à trois moments de la scolarité des élèves : la 6e année du primaire, la 2e et la 5e année du secondaire (ou les années qui s'en rapprochaient le plus).
L'analyse a permis de constater des différences importantes entre les systèmes scolaires quant à la vision de la langue véhiculée dans les épreuves. Dans certains systèmes, la langue est évaluée à travers une tâche d'écriture hautement contextualisée; dans d'autres, une part importante de l'évaluation de la langue se fait en dehors de tout contexte de lecture ou d'écriture.
Notre communication s'intéressera donc au degré d'intégration de l'évaluation de la langue à des tâches incluant la lecture ou l'écriture de textes signifiants dans les différentes épreuves ministérielles étudiées. Étant donné l'influence qu'exercent ces épreuves sur les pratiques enseignantes, nous conclurons avec une réflexion didactique sur ces choix ministériels.
Depuis le colloque de l’AIRDF de Québec en 2004 – et même avant –, les chercheurs en didactique du français se sont interrogés sur le caractère pluriel de la discipline du français, la plupart plaidant pour l’articulation de ses différentes composantes : la lecture, l’écriture, la communication orale, la grammaire, l’étude des textes littéraires, et même, l’image. Par exemple, Schneuwly défendait, au colloque de Québec, une approche intégrée des trois composantes de la discipline du français : l’étude de la langue, la pratique de genres de textes issus de la communication courante, l’étude et la pratique de la littérature (Schneuwly, 2007).
Or, quelles positions les didacticiens du français ont-ils adoptées par rapport à ces débats théoriques? Comment leurs travaux de recherche se situent-ils par rapport à l’articulation des différents domaines de la discipline du français? Concrètement, quelles propositions théoriques et praxéologiques avancent-ils pour qu’entrent en relation, sans simplement se juxtaposer, les différentes pratiques langagières spécifiques au français : lecture-écriture, lecture-communication orale, écriture-communication orale, lecture des textes et de l’image, etc.?
Dans le cadre de l’ACFAS, l’AIRDF invite les didacticiens du français à partager leurs travaux de recherche qui favorisent, dans l’enseignement et l’apprentissage du français, des approches intégrées des différents domaines de la discipline. Les contributeurs pourront présenter des propositions d’activités ou d’outils d’enseignement et d’apprentissage du français; des résultats d’expérimentations visant à vérifier l’apport d’approches intégrées à l’apprentissage et à la motivation des élèves; des études à caractère documentaire présentant des travaux portant sur les approches intégrées en didactique du français; des pistes de recherche et d’intervention innovatrices liées aux approches intégrées. Toutes les présentations devront s’appuyer sur une démarche théorique et méthodologique rigoureuse.
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