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Ariane Presseau : Université Laval
Les migrations forcées, vécues par les réfugiés, impliquent que ces derniers quittent un milieu de vie connu chargé d'éléments historiques, culturels et émotionnels afin d'en intégrer un second, constitué parfois de marqueurs politiques, linguistiques, institutionnels et culturels divers. Ces changements affectent l'identité du réfugié et le sens que celui-ci, marqué de cette migration forcée, donne à la vie et à la représentation du passé, du présent et de l'avenir (Latte Abdallah 2006, Vatz Laaroussi 2005-2009, Guilbert 2005, Adam-Vezina 2004, Nassim 1998). Afin de gérer ces nombreux bouleversements, le maintien et la création de réseaux sociaux locaux et transnationaux deviennent alors une stratégie afin de s'adapter à leur nouvelle réalité. Quelle place occupent donc ces réseaux sociaux dans l'évolution et la reconstruction de l'identité des femmes réfugiées d'une même famille? En fait, comment ces réseaux, parfois spécifiques, parfois collectifs, affectent-ils les femmes appartenant à trois générations de femmes réfugiées d'une même famille vivant à proximité les unes des autres?
Le Réseau international de recherche sur l’immigration en dehors des grands centres organise depuis plusieurs années des événements et séminaires portant sur l’immigration en dehors des métropoles cosmopolites. On s’intéresse aux capacités d’accueil et de rétention des collectivités locales, tout comme aux processus d’insertion sociale, économique et professionnelle des immigrants. Plusieurs études démontrent l’intérêt de prendre en compte l’ensemble familial pour mieux comprendre les dynamiques d’intégration et de rétention. Le Réseau a centré ses travaux sur les processus en lien avec l’immigration en région alors que d’autres études portant sur les mêmes thématiques familiales se sont développées dans les milieux montréalais et cosmopolites des métropoles. Ce colloque vise à mettre en rapport et à articuler les études effectuées dans ces deux milieux et portant sur les dynamiques familiales dans la migration. De grandes tendances communes aux différents milieux pourront être identifiées, comme l’importance des réseaux et les processus de renforcement ou d’explosion de la famille dans la migration. Mais plusieurs différences apparaissent liées aux milieux et à l’environnement qu’ils offrent aux familles : services plus ou moins présents et plus ou moins adaptés, réseaux ethniques et religieux plus ou moins développés, milieu scolaire plus ou moins interculturel, plus ou moins grand nombre de réfugiés et d’allophones, etc. Ce sont ces points de divergence et de convergence qui seront au cœur de notre colloque et de nos débats.
Titre du colloque :