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Taux de pauvreté et caractéristiques des ménages pauvres dans un contexte de renforcement de la politique sociale en Nouvelle-Calédonie

LH

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Laure Hadj : CEPED - Centre Population et Développement

Résumé de la communication

La Nouvelle-Calédonie est un pays d'outre-mer français, voué à devenir indépendant de la France à l'horizon 2018.

Cette indépendance est réclamée et revendiquée par les représentants politiques du peuple autochtone, les Kanak. Dans cette perspective, les Accords de Matignon (1989) et de Nouméa (1998) instaurent un processus d'indépendance envers l'Etat français et une politique de rééquilibrage. L'objet de cette politique est de réduire les inégalités économiques, sociales et culturelles des provinces Nord et îles Loyauté, majoritairement Kanak, à l'encontre de la province Sud composée principalement de non Kanak.

Jusqu'à aujourd'hui, la politique de rééquilibrage a fait diminuer les inégalités par la baisse des écarts provinciaux de santé et d'éducation. Mais le maintien des écarts économiques persistent. Ils résultent notamment de l'existence de deux modèles économiques antagonistes qui coexistent : le modèle économique vivrière propre au monde Kanak et le modèle marchand des non Kanak. Pourtant, l'un des moyens institutionnels pour palier à ces écarts économiques est le renforcement des prestations sociales.

L'objet de la communication est de définir le taux de pauvreté relatif calédonien pour présenter les caractéristiques des ménages pauvres par province (source, budget consommation des ménages). Cette démarche scientifique est novatrice en Nouvelle-Calédonie en raison d'une absence totale de données chiffrées sur cette forme d'inégalité qu'est la pauvreté relative.

Résumé du colloque

Si, pour la démographie, comme pour d’autres sciences sociales, les inégalités constituent un objet d’analyse, le regard que porte la discipline sur celles-ci a beaucoup évolué au fil du temps. Au-delà de l’analyse différentielle des évènements démographiques selon le sexe et l’âge, les recherches en démographie sociale s’intéressent aujourd’hui autant aux inégalités dans les rapports sociaux de sexe et de génération, qu’à celles qui peuvent être observées selon le statut socioéconomique, l’origine ethnique et culturelle, le lieu de résidence ou autre. Les portraits dressés de la fécondité, de la famille, de la migration ou de la mortalité sont enrichis de la prise en compte des conditions de vie et de santé des individus ou encore de l’accès différencié à la scolarisation, à l’emploi, au logement, aux soins de santé.

Le développement de nouveaux outils de collecte et d’analyse permet aujourd’hui, en outre, d’analyser la manière dont les inégalités à différents niveaux s’entrecroisent et se renforcent. Au-delà des avancées méthodologiques, ces changements dans les objets d’étude et les données mobilisées par les recherches démographiques sur les inégalités sont aussi le reflet de l’évolution des préoccupations et des grandes orientations politiques, au niveau national et international.

L’objectif du colloque proposé est donc de se pencher sur le regard que portent les démographes sur les inégalités, la spécificité de ce regard et la manière dont il a évolué au fil du temps. Il s’agit de montrer comment les multiples facettes des inégalités influencent l’étude des phénomènes démographiques dans différents contextes nationaux, au Nord comme au Sud. Ce colloque s’intéresse également aux outils théoriques et méthodologiques utilisés par les démographes pour documenter les inégalités et à la manière dont les études, dans différents contextes, ont nourri et ont été nourries par la planification et le suivi des grandes politiques sociales visant à les réduire.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Anne Calvès
section icon Date : 10 mai 2012

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