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Transmission des savoirs et non-public : même combat?

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Myriam Thériault : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières

Résumé de la communication

Dans le milieu culturel, le discours gouvernemental et institutionnel des quarante dernières années, aussi bien au Québec qu'en France, a été consacré à la réduction des obstacles, essentiellement économiques, entre les créateurs, le lieu de diffusion et la population non initiée aux arts légitimes. Très peu de contributions scientifiques se sont intéressées au non-public et aux mécanismes de médiation culturelle. Quand il s'agit de comprendre ces "exclus", les modalités de transmission des savoirs -autres que par la voie officielle de l'État et de l'éducation, peuvent toutefois s'avérer une piste à explorer. Cette proposition vise à synthétiser les écrits récents sur la compréhension des non-publics de la culture. Cette nécessité est d'autant plus présente devant la désertion relative des institutions culturelles. En effet, les Québécois, et les jeunes particulièrement, ont désormais des habitudes de participation culturelle diversifiées et composées de plusieurs univers culturels à la fois. Ils sont à la fois publics et non-publics de l'offre culturelle institutionnelle. La trajectoire culturelle et l'homogénéité des publics sont bouleversées, mais semblent se stabiliser lorsqu'on avance en âge ou on augmente le degré de scolarité.

Résumé du colloque

À une époque où les modes de communication technologiques bouleversent les activités tout autant que les façons de transmettre les passions en loisir, où les cloisons étanches entre le temps de travail et de loisir, entre l’espace privé et public s’amenuisent, ce colloque vise à susciter des réflexions sur les modalités de transmission et de circulation des savoirs par et à travers le loisir.

La circulation des savoirs équivaut à parler de la circulation des ressources et des capacités, mais aussi des codes et des règles. En effet, la transmission des savoirs par des activités de loisir met en perspective des liens entre donateurs et donataires à la base de formes de domination et/ou d’émancipation. Les changements dans la transmission des savoirs influenceront donc inévitablement les modes de reproduction ou d'innovation dans le loisir, engendrant tant des ruptures dans les pratiques que créant de nouvelles occasions d’échanges, de socialisation et de mise en commun des connaissances. La circulation des savoirs permet aussi à des intervenants du milieu social ou de la santé, de soutenir des pratiques de loisir possédant une valeur intégrative et renforçant des processus d’insertion et d’empowerment.

La question peut être abordée sous plusieurs angles : rôle de la technologie dans la transmission des savoirs et des passions en loisir, circulation des savoirs et des formes d’émancipation et de reconnaissance, circulation des savoirs entre pratiquants et administrateurs, mise en place d’activités intergénérationnelles, transmission et communautés (famille, groupes de pairs, associations), évolution des modes de socialisation, déplacement des frontières entre les classes, les nations et les individus, loisir et marqueurs identitaires, etc. Le colloque devrait donner lieu à des propositions de transmission des savoirs « pratiques » (ex. les connaissances des personnes engagées dans des activités) autant que des savoirs « savants » (ex. théoriques).

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Pascale Marcotte
section icon Date : 10 mai 2012

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