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Laura Anson : Université de Sherbrooke
Une poupée, une machine à coudre, un album de photos, une montre, de
la broderie, des objets porteurs d'une grande signification dans la
vie des femmes qui ont dû laisser leur pays, leur vie et leur passé en
arrière pour commencer une nouvelle vie ailleurs. Ces objets
témoignent du parcours de vie et de migration de chacune des femmes
immigrantes.
A travers la transmission générationnelle de ces objets, l'histoire
familiale se perpétue, le passé reste vivant et les souvenirs sont
présents. Nous analyserons comment les femmes
immigrantes réalisent cette transmission d'objets personnels aux
femmes des générations suivantes : quels sont les besoins, les
attentes et les intentions derrière la transmission des objets aux
autres femmes de la famille? Nous nous intéresserons aux aspects symboliques de cette transmission en particulier pour la production d'une mémoire familiale partagée entre les trois générations.
Le Réseau international de recherche sur l’immigration en dehors des grands centres organise depuis plusieurs années des événements et séminaires portant sur l’immigration en dehors des métropoles cosmopolites. On s’intéresse aux capacités d’accueil et de rétention des collectivités locales, tout comme aux processus d’insertion sociale, économique et professionnelle des immigrants. Plusieurs études démontrent l’intérêt de prendre en compte l’ensemble familial pour mieux comprendre les dynamiques d’intégration et de rétention. Le Réseau a centré ses travaux sur les processus en lien avec l’immigration en région alors que d’autres études portant sur les mêmes thématiques familiales se sont développées dans les milieux montréalais et cosmopolites des métropoles. Ce colloque vise à mettre en rapport et à articuler les études effectuées dans ces deux milieux et portant sur les dynamiques familiales dans la migration. De grandes tendances communes aux différents milieux pourront être identifiées, comme l’importance des réseaux et les processus de renforcement ou d’explosion de la famille dans la migration. Mais plusieurs différences apparaissent liées aux milieux et à l’environnement qu’ils offrent aux familles : services plus ou moins présents et plus ou moins adaptés, réseaux ethniques et religieux plus ou moins développés, milieu scolaire plus ou moins interculturel, plus ou moins grand nombre de réfugiés et d’allophones, etc. Ce sont ces points de divergence et de convergence qui seront au cœur de notre colloque et de nos débats.
Titre du colloque :