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Un modèle d'intégration de l'oral au service de la lecture et de l'écriture dans les cercles de lecture entre pairs

MH

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Manon Hébert : Université de Montréal

Résumé de la communication

Selon Rabatel (2004), le paradigme de l'oral « pour apprendre » occupe une position forte dans les discours savants actuels, mais il n'a pas encore donné lieu à beaucoup de propositions didactiques concrètes, contrairement aux approches centrées sur les genres oraux de l'école suisse par exemple. On sait notamment peu de choses sur la particularité des savoirs langagiers mobilisés dans les cercles de lecture entre pairs, un genre oral « réflexif » permettant la co-construction des interprétations en lecture. Selon Nonnon, il faudrait arriver dans le cadre spécifique d'une telle activité scolaire « à formaliser suffisamment les différentes pratiques de verbalisation, leurs fonctions et les types d'opérations logico-discursives que les élèves y développent » (1994, p.8), plutôt que de s'enfermer dans l'enseignement de genres oraux formels et lourds.

Les deux premiers objectifs de notre recherche en cours (Hébert et Lafontaine, 2009-2013) consistent à dégager les caractéristiques langagières et les indices de progression éventuels de ce genre d'oral réflexif, puis ensuite à voir comment les enseigner. Pour ce faire, dans le cadre d'expérimentations dans sept classes (6e primaire et 3e secondaire), nous tentons actuellement d'intégrer deux modèles d'enseignement développés pour la lecture littéraire (Hébert, 2006) et l'oral (Lafontaine, 2009). Nous décrirons ici comment, à travers la notion de reformulation, nous avons envisagé les possibilités d'un travail en intégration.

Résumé du colloque

Depuis le colloque de l’AIRDF de Québec en 2004 – et même avant –, les chercheurs en didactique du français se sont interrogés sur le caractère pluriel de la discipline du français, la plupart plaidant pour l’articulation de ses différentes composantes : la lecture, l’écriture, la communication orale, la grammaire, l’étude des textes littéraires, et même, l’image. Par exemple, Schneuwly défendait, au colloque de Québec, une approche intégrée des trois composantes de la discipline du français : l’étude de la langue, la pratique de genres de textes issus de la communication courante, l’étude et la pratique de la littérature (Schneuwly, 2007).

Or, quelles positions les didacticiens du français ont-ils adoptées par rapport à ces débats théoriques? Comment leurs travaux de recherche se situent-ils par rapport à l’articulation des différents domaines de la discipline du français? Concrètement, quelles propositions théoriques et praxéologiques avancent-ils pour qu’entrent en relation, sans simplement se juxtaposer, les différentes pratiques langagières spécifiques au français : lecture-écriture, lecture-communication orale, écriture-communication orale, lecture des textes et de l’image, etc.?

Dans le cadre de l’ACFAS, l’AIRDF invite les didacticiens du français à partager leurs travaux de recherche qui favorisent, dans l’enseignement et l’apprentissage du français, des approches intégrées des différents domaines de la discipline. Les contributeurs pourront présenter des propositions d’activités ou d’outils d’enseignement et d’apprentissage du français; des résultats d’expérimentations visant à vérifier l’apport d’approches intégrées à l’apprentissage et à la motivation des élèves; des études à caractère documentaire présentant des travaux portant sur les approches intégrées en didactique du français; des pistes de recherche et d’intervention innovatrices liées aux approches intégrées. Toutes les présentations devront s’appuyer sur une démarche théorique et méthodologique rigoureuse.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Érick Falardeau
section icon Date : 10 mai 2012

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