Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
Élodie Combes
Nous présenterons ici les données concernant la relation à l'écriture que développent quatre élèves d'un quartier pluriethnique montréalais, tout au long de l'intervention qui valorise leurs langues et leurs histoires familiales, et donne la possibilité aux membres de leurs familles d'ajouter leurs voix au livre produit après trois mois d'action en classe.
Cette étude s'inscrit dans un projet de recherche-action FQRSC plus large (Vatz-Laroussi, Armand, Rachedi, Kanouté, Steinbach, Rousseau et Stoica, 2010-2013) visant à développer la motivation à écrire chez les apprenants allophones en apprentissage du français langue seconde, ainsi que le lien école-famille-communauté.
Notre cadre conceptuel s'appuie sur un ensemble de recherches portant sur le rapport à l'écriture (Barré-De Miniac, 2000), la pertinence d'activités plurilingues centrées sur l'élève allophone immigrant et sa famille pour développer des représentations positives sur soi et sur les langues (Candelier, 2003) ainsi qu'un investissement fort dans les activités de littératie (Cummins, 2009).
L'analyse des données (entrevues individuelles, observation et notes de terrain, productions dessinées et écrites), permet d'aborder divers éléments à prendre en compte, du point de vue de la relation à l'écriture, lors d'une intervention en classe d'accueil au secondaire à Montréal.
Le Réseau international de recherche sur l’immigration en dehors des grands centres organise depuis plusieurs années des événements et séminaires portant sur l’immigration en dehors des métropoles cosmopolites. On s’intéresse aux capacités d’accueil et de rétention des collectivités locales, tout comme aux processus d’insertion sociale, économique et professionnelle des immigrants. Plusieurs études démontrent l’intérêt de prendre en compte l’ensemble familial pour mieux comprendre les dynamiques d’intégration et de rétention. Le Réseau a centré ses travaux sur les processus en lien avec l’immigration en région alors que d’autres études portant sur les mêmes thématiques familiales se sont développées dans les milieux montréalais et cosmopolites des métropoles. Ce colloque vise à mettre en rapport et à articuler les études effectuées dans ces deux milieux et portant sur les dynamiques familiales dans la migration. De grandes tendances communes aux différents milieux pourront être identifiées, comme l’importance des réseaux et les processus de renforcement ou d’explosion de la famille dans la migration. Mais plusieurs différences apparaissent liées aux milieux et à l’environnement qu’ils offrent aux familles : services plus ou moins présents et plus ou moins adaptés, réseaux ethniques et religieux plus ou moins développés, milieu scolaire plus ou moins interculturel, plus ou moins grand nombre de réfugiés et d’allophones, etc. Ce sont ces points de divergence et de convergence qui seront au cœur de notre colloque et de nos débats.