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Jean-Philippe Meloche : Université de Montréal
Depuis quelques années, les investissements dans le développement des transports en commun ont été considérables. Dans la région métropolitaine de Montréal, les sociétés de transport, les conseils intermunicipaux et l'Agence métropolitaine sont très dynamiques. Les investissements nécessaires pour réaliser leurs ambitieux plans de développement sont très importants. On peut se demander quels moyens devraient être employés pour financer le plus adéquatement possible ces projets.
La demande pour le transport collectif découle des besoins de déplacement des personnes, qui disposent d'un ensemble de modes de transport, complémentaires ou se substituant les uns aux autres, pour effectuer leurs déplacements. Il devient donc très difficile de traiter du financement des transports en commun sans aborder la question des besoins et du choix modal. Pour cette raison, toute politique de financement des transports en commun doit s'inscrire dans une vision plus large de financement des transports urbains.
La présentation vise à cadrer les enjeux et à émettre des pistes de réflexion adaptées au contexte de la région métropolitaine de Montréal. Le premier volet décrit les modes de financement actuels selon leur répartition sur l'ensemble du territoire et les compare à ceux d'autres grandes villes canadiennes et extérieures. Le second volet dégage des critères d'analyse concernant les modes les plus appropriés de financement des transports en commun dans la région métropolitaine de Montréal.
À travers les concepts de dynamiques urbaines et de diversification des comportements de mobilité, le colloque proposé vise à faire le point sur les liens à court et moyen termes qui relient les pulsations de la ville et la rémanence de l’étalement urbain, dans un contexte où les villes doivent innover pour viser le développement durable. Par exemple, depuis quelques décennies, on voit émerger des formes de mobilité qui offrent des alternatives à l’automobile : covoiturage, autopartage, transport à la demande, etc. Pourtant, les processus de périurbanisation et d’étalement urbain observés depuis le milieu du 20esiècle caractérisent encore les villes occidentales et il ne semble pas y avoir d’évidence de ralentissement. Dans quelle mesure la mobilité individuelle permet-elle de prévoir les transformations de la ville? Est-ce que l’émergence de nouveaux comportements de mobilité contribuera aussi à transformer la ville? Quel est le potentiel de diffusion de ces comportements émergents liés aux innovations en transports actifs et alternatifs? Quel est l’impact du redéploiement des activités commerciales sur les mobilités quotidiennes et hebdomadaires? Va-t-on dans le sens du développement durable? Comment l’étalement urbain a-t-il évolué depuis 20 ans et quelles sont les perspectives d’avenir? Pour ce colloque, nous considérons deux échelles spatio-temporelles. D’une part, celle du court terme et de l’espace urbain pour étudier certains comportements émergents de mobilité quotidienne en lien avec les caractéristiques socio-économiques des citadins, leur accès aux marchés de l’emploi et de la consommation, la réduction des nuisances environnementales et des coûts, ainsi que les effets sur la qualité des milieux de vie et la santé des populations. D’autre part, l’échelle du long terme dans l’espace régional urbain pour étudier le lien entre l’accès au marché résidentiel, l’étalement urbain, la pression sur l’environnement et la qualité des milieux de vie.
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