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Vivre ensemble au stade de la prime enfance

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Cecile Albert : Université catholique de l'Ouest

Résumé de la communication

L'apprentissage de la vie en collectivité commence dès la petite enfance, à la crèche puis à l'école maternelle. Cela ne va pas de soi, car l'enfant doit apprendre à vivre avec les autres, à considérer leurs désirs. Les recherches sur la « théorie de l'esprit » montrent que les jeunes enfants perçoivent relativement tôt que l'autre peut avoir des sentiments. Seulement, viennent cohabiter des intérêts fortement égocentriques et une conscience d'existence d'autrui. C'est, par exemple, l'âge des bagarres pour un même jeu. A partir de nos recherches récentes sur les interactions de genre à 2 ans ½, en situation de jeux mixtes, nous avons observé qu'il existe des rapports de force entre les garçons et les filles qui ne sont pas sans conséquence sur l'émergence de comportements d'inhibition ou d'agression. Pourtant, selon les professionnels, cette question du genre est absente de la réflexion éducative car, à cet âge, on souhaite prendre l'enfant dans sa globalité, sans stigmatisation a priori. Le critère du genre ne sert pas à « penser l'éducation ». Notre communication visera à montrer que la question du vivre ensemble, de la formation de l'être social, se pose dès le premier âge. Nous porterons plus singulièrement notre réflexion sur la question du vivre ensemble à la crèche dans le cadre des différences de genre. Le genre est une donnée à prendre en compte dans la réflexion éducative pour l'apprentissage du vivre ensemble dans les instances éducatives de la première enfance.

Résumé du colloque

Si la coexistence a toujours représenté un enjeu de taille de la condition humaine, cet enjeu se pose avec encore plus d’acuité dans nos sociétés contemporaines puisqu’elles ont désormais à composer avec diverses figures affirmées de l’Autre — nationalité, ethnie, religion, orientation sexuelle, classe sociale, genre, etc.

En Europe comme au Québec, les débats, réflexions et propositions portant sur ce thème tendent à se concentrer en particulier sur la diversité culturelle et religieuse issue de l’immigration au sein des États-nations. Dans d’autres régions du monde où l’accès même à la démocratie reste un combat qui est loin d’être gagné, des espoirs d’un mieux-vivre ensemble sont éveillés, mais de nombreuses questions et inquiétudes demeurent quant aux conceptions du vivre ensemble qui vont se dessiner. En Afrique, l’installation de gouvernements d’union nationale, la recherche d’équilibre régional et les commissions dialogue et réconciliation pour recréer le lien social disloqué par les conflits armés et autres génocides, sont autant de mesures mises en œuvre pour un meilleur vivre ensemble. Les situations post-conflictuelles appellent à un pari sur l’éducation à cet égard.

Organisé par le Groupe de recherche sur l’éducation éthique et l’éthique en éducation (GREE) et l’Association francophone d’éducation comparée (AFEC), ce colloque a pour but de dégager des éléments porteurs pour penser les fondements et visées, analyser les contextes, les orientations et les pratiques et développer des outils pour éduquer au « vivre ensemble ».

Au programme, une soixantaine de présentations par des chercheurs en provenance de 14 pays. Un lancement conjoint : L’Éthique et culture religieuse en question,PUQ ; revue Éducation comparée. Le colloque est financé par l'Agence universitaire de la Francophonie, le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, l’Université du Québec, l'UQAM et l'UQTR.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
José Wolfs
section icon Date : 10 mai 2012

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