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Hélène Saint-Jacques
Bien que n’étant pas un phénomène récent, les démonstrations d’oppositions à différents projets énergétiques au Québec se sont multipliées depuis une dizaine d’années. L’accueil local des projets peut rapidement se transformer en lieu de conflits, comme l’ont démontré l’échec ou l’opposition à plusieurs projets récents (Suroît, La Romaine, gaz de schiste, éolien). L’énergie revêt au Québec un caractère polysémique qui se caractérise par un constant processus de rupture/réconciliation entre la population et le gouvernement (Saint-Jacques, 2011), processus qui mérite d’être approfondi car pour l’heure, le décalage constaté menace la réalisation des projets énergétiques. C’est d’ailleurs pourquoi de plus en plus d’acteurs institutionnels et d’entreprises situent l’acceptabilité sociale comme une « condition » à remplir.
Cette communication revisite plusieurs moments-clés de l'histoire de l'électricité au Québec afin de cerner la manière dont les liens entre la population, propriétaire de l'entreprise, et le gouvernement, mandataire de ces services et ressources, ont pu donner naissance et attiser les sources d'opposition face aux activités énergétiques. Nous postulons que le rôle politique et économique joué par Hydro-Québec, et indirectement les ressources naturelles énergétiques, oblige à continuellement rompre avec le pacte social qui caractérise l'usage des ressources énergétiques au Québec. Les dynamiques d'(in)acceptabilité sociale tire leurs sources de ce processus.
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