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Massil Benbouriche : Université de Montréal
Alors que les distorsions cognitives sont généralement considérées comme un facteur important en délinquance sexuelle, le manque de confiance quant à la validité des outils d’évaluation standardisés constituent un problème majeur. Le but de cette recherche est d’étudier les qualités discriminantes de la version française de la Molest Scale (Bumby, 1996) auprès de 243 participants. Les résultats obtenus à l’aide d’une analyse de covariance montrent que les étudiants présentent autant de distorsions cognitives que les Agresseurs Sexuels d’Enfant (ASE), ces derniers présentant significativement plus de distorsions cognitives que les détenus non-ASE. Ces résultats suggèrent d’une part, que la validité discriminante de la Molest scale s’avère globalement insatisfaisante, d’autre part, que des enjeux sociaux affectent les réponses à l’échelle. Alors que la restructuration cognitive constitue une partie intégrante des prises en charge de type cognitivo-comportemental, et que l’efficacité des prises en charge est évaluée à l’aide de mesures auto-rapportées, la pertinence limitée de l’évaluation des distorsions cognitives invitent à la prudence. Les limites de la recherche mais également les avenues susceptibles d’améliorer l’évaluation des distorsions cognitives sont discutées.
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