pen icon Colloque
quote

Contamination

CB

Membre a labase

Cynthia Boucher : Université de Montréal

Résumé de la communication

« Once mutation is complete, this new organ reanimates the body into a form that bears little resemblance (physiologically speaking) to the original corpse. » (Max Brooks, The Zombie Survival Guide, 2003).

Quel intérêt peut-il y avoir d'importer un phénomène de la culture pop dans un contexte académique ? La propagation du virus atteint maintenant des proportions dont l'ordre de grandeur ne se laisse pas encore saisir. Contaminé. Le virus a désormais atteint des proportions pandémiques. Plusieurs disciplines telles que l'économie, l'informatique, la sociologie, la criminologie, le droit, etc. sont touchées. Les textes universitaires s'imprègnent de l'univers zombiesque, que ce soit par l'utilisation de la simple métaphore (la recherche scientifique au stade zombie) à l'allégorie de grande haleine (le néolibéralisme comme idéologie zombie). Nouveau topos de la pensée ou banale réutilisation d'un élément de la pop-culture ?

L'idée d'une nouvelle figure de la pensée est beaucoup plus stimulante. À l'aide de quelques articles choisis se créera une singulière cartographie. Singulière parce qu'à l'intérieur de celle-ci se trouveront des textes à l'apparence incompatibles. Ce surprenant point de départ permettra-t-il d'interpréter l'aura du zombie et d'en offrir une forme significative pour sa compréhension comme phénomène actuel ?

Résumé du colloque

Depuis le début des années 2000, le zombie contamine l’imaginaire occidental contemporain. À titre indicatif, notons que la Zombie Movie Database (penchant zombifique de l’IMDB) dénombre, entre 2002 et 2009, plus d’une centaine de films mettant en scène des zombies – une vingtaine de productions de ce genre sont d’ailleurs prévues pour 2012. De nombreux jeux vidéo confrontent les joueurs à des hordes de zombies affamés de chair humaine. Le zombie envahit aussi la littérature, la bande-dessinée, les séries télé et l’art visuel. Comment expliquer cet engouement du public pour le mort-vivant anthropophage ? Et comment s’expliquer des phénomènes sociaux parafictionnels comme les Zombie Walks, ces manifestations pacifiques (à teneur politique ou simplement ludique) où des participants, notamment en marge du mouvement Occupons Wall Street, se déguisent et marchent comme des zombies ? Dans ce colloque – qui se veut un lieu de rencontre pour des penseurs issus de différents champs de recherche, de la littérature au cinéma, en passant par les jeux vidéo et l’art visuel – nous voulons autopsier le zombie. Il s’agira d’emblée de l’envisager comme une figure de cet Autre qui nous assaille, qui menace de nous contaminer de sa différence, pour ensuite s’intéresser à ses manifestations marginales. Que se produit-il, en effet, lorsque le zombie, d’antagoniste, devient protagoniste ? Si l’homme, en situation de survie, peut devenir monstre, le zombie, lui, peut-il (re)devenir humain ? Figure polysémique et investie idéologiquement, le zombie permet aux créateurs de représenter les citoyens marginalisés et de tenir un discours renouvelé sur la justice et l’équité sociale.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
news icon Thème du colloque :
Autopsie du zombie
section icon Date : 11 mai 2012

Découvrez d'autres communications scientifiques

news icon

Titre du colloque :

Autopsie du zombie

Autres communications du même congressiste :

news icon

Thème du colloque :

Autopsie du zombie