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Marie Eve Rioux-Pelletier : UQAM - Université du Québec à Montréal
Les hommes parlent de sports et les femmes parlent chiffons. . . du moins voilà un stéréotype souvent entendu qui reflète l'idée que les hommes et les femmes auraient des intérêts divergents. En fait, des études montrent que l'on considère fréquemment comme plus importants les sujets discutés avec des personnes de son propre sexe/genre et comme triviaux les sujets discutés par l'autre sexe/genre. Nos études sur les réseaux de discussion de nouvelles pratiques en santé environnementale au sein de communautés en Amérique latine, nous ont amenés à conclure que, dans un contexte social donné, les femmes et les hommes sont effectivement interpelés par les intérêts et par les expertises qu'on leur reconnait. Ce phénomène a eu une influence sur la structure du réseau de discussion et sur la diffusion et l'adoption de nouvelles pratiques en santé environnementale. Nous présentons ici les principales conclusions permettant de composer avec les différences de structuration des réseaux de relations interpersonnelles en lien avec les sensibilités aux contenus dans un contexte d'intervention en écosanté.
L’objectif général du colloque est d’identifier de nouvelles pistes et de nouvelles méthodes de recherche permettant de lier les approches théoriques et méthodologiques propres à l’analyse des réseaux sociaux et à celle des réseaux sémantiques lors de l’étude de l’émergence de communautés ou de réseaux de savoirs.
L’étude des réseaux sociaux correspond à l’analyse des structures des relations qui s’établissent entre des personnes autour de certains contenus relationnels, alors que l’étude des réseaux sémantiques est l’étude des structures et des processus reliant des unités de sens. Les études des réseaux sociaux s’articulent généralement à partir de contenus prédéterminés (conseil, soutien affectif, échanges économiques, etc.). Le contenu partagé demeure ainsi à l’arrière-plan du travail d’analyse. L’étude des réseaux sémantiques, quant à elle, s’effectue à partir de l’analyse des interrelations entre les concepts. Les relations entre les unités (personnes, textes et agents) sont à leur tour en arrière-plan et ne sont pas considérées. Malgré leur parenté manifeste, peu d’études ont tenté de concilier les aspects sociaux et sémantiques des réseaux, c’est-à-dire d’un groupe d’agents interreliés qui partagent un ensemble structuré de concepts.
Ces deux champs d’études se rencontrent et sont confrontés à de nouveaux problèmes lors de l’étude de l’émergence des communautés de savoirs. D’un point de vue général, survient alors le problème des dynamiques d’interaction entre la communication et la cognition sociale, et d’un point de vue plus formel, celui des dynamiques d’interaction entre les réseaux sociaux et les réseaux sémantiques. La rencontre de ces champs est à l’interface des sciences sociales et des sciences cognitives. Chaque tradition de recherche apporte des éléments de réponse, mais elles sont limitées par leur propre perspective.
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