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Julie Payeur : UQAM - Université du Québec à Montréal
Analyser le patrimoine par le terme « patrimonialisation » soit par ses acteurs, ses processus et ses mécanismes qui lui prêtent vie, est devenu un sujet actualité important. En effet, le patrimoine est un facteur déterminant de l’attractivité touristique des villes étant aussi au cœur de leur compétitivité internationale. Il est possible de les étudier comme des phénomènes de représentation et d’investissement de sens qui affectent plus particulièrement l’espace urbain, les milieux de vie et le cadre bâti. Ils sont à la fois dépendants et révélateurs des relations qu’une société entretient avec son environnement humain, matériel et historique. Cependant, peu d’écrits évoquent des cas tangibles pour mesurer cet impact et permettre de les démontrer.
Ce constat suppose une approche et un cadre d’analyse inspirés par les travaux de Lucie K. Morisset : la mémoire patrimoniale et les régimes d’authenticité, qui supposent le patrimoine comme le résultat d’un écosystème, descriptible sous l’angle d’une écologie et sous l’angle d’une économie. Il sera démontré qu’il est possible, en se questionnant sur l’ontogenèse de l’objet patrimonial, de découvrir, advenant un déséquilibre de cet écosystème, les motifs qui articulent sa destruction complète. À partir d’une mise en contexte tant politique, culturel, économique que social, cette communication émet une réflexion sur la destruction d’une représentation patrimoniale avec l’exemple de l’église Saint-Vincent-de-Paul à Québec.
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