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Évaluer des journaux de lecture ou lire l'implicite des réactions de lecture: comparaison des gestes d'évaluation formative de trois enseignantes (6e primaire, 2e et 4e secondaire)

MH

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Manon Hébert : Université de Montréal

Résumé de la communication

Les dispositifs centrés sur le sujet lecteur (tel le journal dialogué), parce qu'ils permettent le travail conjoint sur l'appétence et la compétence, sur la lecture ordinaire et savante et sur le processus de lecture lui-même, constituent à notre sens un objet de recherche révélateur de ces nombreuses tensions qui marquent actuellement la didactique de la lecture littéraire (Dufays et al., 2010, p. 238-239). Pour ce qui est de l'évaluation formative, le journal de lecture pose le défi aux enseignants de savoir lire l'implicite, c'est-à-dire de savoir décoder les différentes postures de lecture et notions de littérature qui sous-tendent l'action et ou les réactions d'élèves (Jorro, 2008). De plus, selon la définition actuelle de la compréhension en lecture, celle-ci devrait toujours être envisagée et évaluée comme le résultat d'une situation en mouvement, résultant d'une interaction entre les caractéristiques du lecteur, du texte et de la situation d'enseignement.

Nous rapporterons quelques résultats d'une recherche empirique conduite dans trois classes défavorisées montréalaises (6e primaire, 2e et 4e secondaire) où les enseignantes avaient entre autres à évaluer des journaux de lecture portant sur un même roman jeunesse lu par l'ensemble des élèves. À partir de l'analyse de 30 journaux, nous essaierons de dégager et de comparer quelles difficultés se posent et quels savoirs sont mis en jeu dans les différents gestes d'évaluation formative posés par ces trois enseignantes.

Résumé du colloque

Au Québec, les pratiques d’évaluation des compétences à lire et à écrire des élèves par les enseignants suscitent de nombreux débats éducatifs et sociaux. Est-ce que les évaluations rendent justice aux compétences de l’élève? L’évaluation d’habiletés repose-t-elle sur les mêmes critères d’évaluation d’un enseignant à l’autre? Quelle est la valeur d’une évaluation différenciée pour un élève en difficulté d’apprentissage? Est-ce que les résultats d’évaluation à la fin du primaire annoncent clairement les compétences des élèves à leur entrée au secondaire, et de la même manière lors du passage du secondaire au collégial?

Chez le jeune élève qui débute l’apprentissage de la lecture, l’évaluation de la compétence à lire repose sur la reconnaissance et l’identification de certains mots et sur la démonstration de certaines stratégies de compréhension de textes courants et littéraires. Tout au long de son parcours primaire, l’écolier explore différents types de textes et apprend à les apprécier. Au secondaire, c’est par le biais de contextes spécifiques d’apprentissage que l’élève poursuit son apprentissage du français, notamment en approfondissant sa compréhension du système linguistique oral et écrit. Au cégep, ce sont des cours de littérature qui s’ajouteront à la formation de l’étudiant dans le domaine du français. Malgré ce cheminement qui affiche une certaine cohérence au plan de la continuité des apprentissages en lecture, les compétences des élèves et des étudiants qui terminent leur parcours de formation sont de plus en plus critiquées et les pratiques d’évaluation questionnées.

Dans le cadre du congrès de l’ACFAS, le Collectif sur la continuité des apprentissages en lecture et en écriture offre aux didacticiens du français la possibilité de partager leurs travaux de recherche qui portent sur les pratiques d’évaluation de la lecture, et ce, autant aux ordres d’enseignement primaire et secondaire qu’au collégial.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
Martin Lépine
section icon Date : 11 mai 2012

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