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Lyne Legault
Marie M. Clay a élaboré les procédures de prises de notes de la lecture orale du jeune lecteur lors de sa recherche doctorale qui fut déposée dans les archives de la bibliothèque de l'Université d'Auckland en 1967. Selon Pressley et al. (2001), les enseignants les plus efficaces au niveau primaire utilisent régulièrement la fiche d'observation individualisée dans leur enseignement. Aux États-Unis, 62% des membres de l'Association internationale de lecture (IRA) l'utilisent (Bean, Cassidy, Grumet, Shelton & Wallis, 2002 cité dans Ross 2004)
En Ontario, Ross (2004) a formulé l'hypothèse que les écoles qui utilisaient la fiche d'observation individualisée auraient de meilleurs résultats en lecture et en écriture au test provincial de la troisième année. Dans le cadre d'une recherche collaborative en cours dans une école primaire du nord du Québec, l'utilisation de cet outil d'évaluation a été introduite à deux enseignantes expérimentées et une orthopédagogue oeuvrant en première année.
Dans un premier temps, nous présenterons la fiche d'observation individualisée. Les résultats du rendement en lecture orale des 34 élèves et les constats portant sur les changements de pratique pour évaluer la lecture orale suivront.
Au Québec, les pratiques d’évaluation des compétences à lire et à écrire des élèves par les enseignants suscitent de nombreux débats éducatifs et sociaux. Est-ce que les évaluations rendent justice aux compétences de l’élève? L’évaluation d’habiletés repose-t-elle sur les mêmes critères d’évaluation d’un enseignant à l’autre? Quelle est la valeur d’une évaluation différenciée pour un élève en difficulté d’apprentissage? Est-ce que les résultats d’évaluation à la fin du primaire annoncent clairement les compétences des élèves à leur entrée au secondaire, et de la même manière lors du passage du secondaire au collégial?
Chez le jeune élève qui débute l’apprentissage de la lecture, l’évaluation de la compétence à lire repose sur la reconnaissance et l’identification de certains mots et sur la démonstration de certaines stratégies de compréhension de textes courants et littéraires. Tout au long de son parcours primaire, l’écolier explore différents types de textes et apprend à les apprécier. Au secondaire, c’est par le biais de contextes spécifiques d’apprentissage que l’élève poursuit son apprentissage du français, notamment en approfondissant sa compréhension du système linguistique oral et écrit. Au cégep, ce sont des cours de littérature qui s’ajouteront à la formation de l’étudiant dans le domaine du français. Malgré ce cheminement qui affiche une certaine cohérence au plan de la continuité des apprentissages en lecture, les compétences des élèves et des étudiants qui terminent leur parcours de formation sont de plus en plus critiquées et les pratiques d’évaluation questionnées.
Dans le cadre du congrès de l’ACFAS, le Collectif sur la continuité des apprentissages en lecture et en écriture offre aux didacticiens du français la possibilité de partager leurs travaux de recherche qui portent sur les pratiques d’évaluation de la lecture, et ce, autant aux ordres d’enseignement primaire et secondaire qu’au collégial.
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