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Marianne Carle-Marsan : UQAM - Université du Québec à Montréal
Dans le cadre de cette communication, nous présenterons les résultats d’une recherche réalisée à partir d’une observation participante et d’entrevues menées auprès de Brésiliennes qui luttent au sein du Mouvement national de lutte pour le logement (Movimento nacional da luta pela moradia : MNLM) et qui occupent collectivement un immeuble public désaffecté du centre-ville de Rio de Janeiro depuis 2007. Cette recherche interroge la portée d’une telle expérience en matière de Droit à la ville, d’empowerment et de citoyenneté locale chez des femmes exclues au plan social, économique et politique. L’acte éminemment politique « d’occuper » et l’’activisme qui en découle montre un potentiel de formation inestimable où ces femmes prennent, notamment, conscience de leurs droits. La revendication d’enjeux touchant de près leurs préoccupations quotidiennes apparaît donc comme un premier pas vers l’affirmation d’une citoyenneté locale dans l’espace public, espace où elles sont toujours minorisées. Du droit d’habiter le centre-ville passant par le droit de prendre la parole publiquement au droit d’étudier ou de s’exprimer au sein du foyer, la participation à cette lutte a changé leur vie. Ainsi, notre recherche montre que ces Brésiliennes ont imposé leur Droit à la ville, soit le droit à une autre ville (Lefebvre, 1968). Elles se sont appropriées une ville qui les marginalisait, elles l’ont transformée d’où le potentiel d’une transformation des rapports de genre dans la ville.
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