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Benjamin Ducol : Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence
En moins d’une décennie, l’avènement d’Internet aura permis une globalisation sans précédent des « imaginaires extrémistes » qu’il s’agisse des discours portés par une mouvance jihadiste (islamisme radical) incarnée à l’échelle transnationale par les sympathisants à la cause d’al-Qa’ida ou des imageries mobilisées par les partisans d’une vision suprémaciste (néo-nationalisme, racialisme, xénophobisme) du monde social. Force est de constater que le cyberespace est aujourd’hui devenu un véritable espace de déploiement pour nombre de « contre-cultures radicales ». Avec le renouvellement d’une sociologie des émotions, l’étude des dispositifs de sensibilisation soit des supports matériels, des agencements d’objets, des mises en scène que les militants déploient afin de susciter des réactions affectives qui prédisposent ceux qui les éprouvent à s’engager ou à soutenir une cause défendue nous semble plus que jamais pertinente pour comprendre l’articulation de ces « imaginaires extrémistes » et de ces « contre-cultures radicales » dans le cyberespace. Offrant une perspective en terme de socialisation cognitive, les dispositifs de sensibilisation forment, structurent ou prolongent les sensibilités des individus à une cause. Partant de l’hypothèse que ces dispositifs de sensibilisation évoluent historiquement tant dans la forme que dans leur grammaire, notre communication entend éclairer les enjeux d’une approche ethno-historique des dispositifs de sensibilisation à l'heure d'internet.
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