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Marilyn Giroux : UQAM - Université du Québec à Montréal
La théorie du contrôle moteur de la parole par buts auditifs soutient qu’une fois qu’un modèle interne associant articulation et résultat acoustique est construit, l’audition ne sert plus qu’à le maintenir à jour et à ajuster la parole en temps réel. Or, ces fonctions ne sont pas remplies chez les sourds profonds, et les implants cochléaires ne pallient pas totalement la perte d’audition. Cette recherche vise à étudier l’importance de l’audition dans la production de la modalité d’énoncés et à voir si l’implantation permet aux sourds de percevoir la modalité comme les entendants. Trois sourds postlinguistiques implantés (avec implant éteint puis en marche) et trois contrôles ont produit des énoncés dont la modalité a été cotée par 5 juges (donnant aux énoncés un score modal moyen, ou SMM), puis ils ont passé un test de perception où ils devaient indiquer la modalité d’énoncés. En production, le SMM des énoncés interrogatifs était meilleur chez les contrôles, et pour ces énoncés, le passage d’implant éteint à en marche a profité à l’un des sourds. Les facteurs influençant le plus le SMM sont la différence de hauteur entre les deux dernières syllabes et le ratio durée de la dernière syllabe/durée totale de l’énoncé. L’audition jouerait donc un rôle dans la production de la modalité d’énoncés. En perception, il y a une différence dans l’acuité de perception des modalités entre les deux groupes. L’implant cochléaire ne permettrait donc pas de percevoir normalement la modalité.
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