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Yasmine Charara : Université de Montréal
Notre maîtrise visait à caractériser la communauté éducative (CE) du village de Madaka. Selonla Loicamerounaisela CEest formée de toute personne qui contribue à un établissement scolaire. Pourtant,la CEde Madaka ne gravite pas uniquement autour d'un projet scolaire. Elle se préoccupe aussi des projets d'éducation traditionnelle et religieuse. Ainsi,la CEde Madaka est formée de 3 groupes structurés autour de 3 projets différents. La faiblesse des relations entre ces groupes s'illustre, entre autres, par le fait que l'école y est couramment appelée boko, qui signifie, en foulfouldé : « la chose qui ne sert à rien » / « la chose occidentale ». Pour l'UNESCO (2010), percevoir l'école comme une institution étrangère constitue le principal motif d'attaques contre ces écoles. D'ailleurs, à moins de 300km de Madaka, de telles attaques sont perpétrées par l'organisation Boko haram (l'école interdite). La création d'espaces de dialogue pour la clarification du projet éducatif global de Madaka et de ses sous-projets afin de (1) favoriser la pertinence socioculturelle du projet scolaire et (2) diminuer les tensions est notre principale recommandation. Notre recherche doctorale se base sur cette recommandation, qu'elle traduit par cette thèse : une gouvernance éducative locale participative contribuerait à (1) la pertinence du projet scolaire et (2) à l'édification de la paix. Des volets théoriques de recherche action participative visent à confronter cette thèse.
Si la coexistence a toujours représenté un enjeu de taille de la condition humaine, cet enjeu se pose avec encore plus d’acuité dans nos sociétés contemporaines puisqu’elles ont désormais à composer avec diverses figures affirmées de l’Autre — nationalité, ethnie, religion, orientation sexuelle, classe sociale, genre, etc.
En Europe comme au Québec, les débats, réflexions et propositions portant sur ce thème tendent à se concentrer en particulier sur la diversité culturelle et religieuse issue de l’immigration au sein des États-nations. Dans d’autres régions du monde où l’accès même à la démocratie reste un combat qui est loin d’être gagné, des espoirs d’un mieux-vivre ensemble sont éveillés, mais de nombreuses questions et inquiétudes demeurent quant aux conceptions du vivre ensemble qui vont se dessiner. En Afrique, l’installation de gouvernements d’union nationale, la recherche d’équilibre régional et les commissions dialogue et réconciliation pour recréer le lien social disloqué par les conflits armés et autres génocides, sont autant de mesures mises en œuvre pour un meilleur vivre ensemble. Les situations post-conflictuelles appellent à un pari sur l’éducation à cet égard.
Organisé par le Groupe de recherche sur l’éducation éthique et l’éthique en éducation (GREE) et l’Association francophone d’éducation comparée (AFEC), ce colloque a pour but de dégager des éléments porteurs pour penser les fondements et visées, analyser les contextes, les orientations et les pratiques et développer des outils pour éduquer au « vivre ensemble ».
Au programme, une soixantaine de présentations par des chercheurs en provenance de 14 pays. Un lancement conjoint : L’Éthique et culture religieuse en question,PUQ ; revue Éducation comparée. Le colloque est financé par l'Agence universitaire de la Francophonie, le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, l’Université du Québec, l'UQAM et l'UQTR.
Titre du colloque :