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Clémentine Trébuchon : UQTR- Université du Québec à Trois-Rivières
Les femmes sont trois fois plus susceptibles que les hommes d'être victimes d'un homicide conjugal. Cependant, malgré cet écart quantitatif indiscutable, il n'en demeure pas moins qu'en 2009 au Canada, 15 hommes ont été assassinés par leur conjointe ou ex-conjointe (Statistique Canada, 2010). Et, au Québec, entre 1997 et 2007, on dénombre 17 hommes tués par leur conjointe ou ex-conjointe (Léveillée & Lefebvre, 2008).
De par nos travaux, nous avons l'objectif de mieux comprendre certains enjeux sous-jacents de ce type de passage à l'acte. En effet, selon la littérature consultée, certaines variables (motivation, fonctionnement psychologique et psychopathologie notamment) se dégagent et pourraient permettre une compréhension plus fine de l'homicide conjugal féminin.
Nous présenterons ainsi deux vignettes cliniques tirées d'une banque de données de femmes ayant commis un homicide conjugal. Ces vignettes permettront d'illustrer la gestion des pulsions et les enjeux relationnels de ces femmes notamment à partir du test projectif de Rorschach.
Une meilleure compréhension des différents enjeux entourant le passage à l’acte, associés à l’intervention, reste un des moyens privilégiés pour en arriver à prévenir les comportements de violence contre autrui.
Dans ce colloque, nous nous intéressons à la violence dirigée contre autrui, exercée à l'intérieur de la famille ou à l’extérieur de la famille. Ainsi, le lien à la victime s’avère un des éléments clés dans la commission de comportements violents contre autrui. Il est possible d'ajouter que les enjeux psychologiques, criminologiques et sociaux varient en fonction de la personne et du lien affectif entre la victime et l'agresseur.
Dans l’introduction, les organisateurs de ce colloque présenteront le symposium et aborderont les définitions principales du passage à l’acte (en s'appuyant notamment sur les écrits de Frédéric Millaud) ainsi que les différents enjeux relationnels entourant le passage à l’acte (grâce notamment aux différents apports théoriques de Michel Bénézech). Par la suite, la journée sera divisée en deux volets. Le premier volet sera consacré à la violence dans la famille, avec une présentation sur le parricide, et plusieurs présentations sur la violence conjugale (les thèmes abordés étant l'intervention auprès des hommes qui exercent de la violence conjugale, la recherche sur le changement et ensuite la reconnaissance des émotions comme moyen de changement). Le deuxième volet sera consacré à la violence en dehors de la famille. Seront regroupées ici des présentations portant sur la dépression en lien avec la criminalité, et sur la violence commise par les femmes.
Thème du colloque :