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Louis Levasseur : Université Laval
La présentation consiste à montrer que les enseignants d’histoire du secondaire, surtout dans la région de Montréal, hésitent devant la transmission d’un récit national collectif et qu’ils assignent plutôt d’autres fonctions sociales ou culturelles à leur enseignement, notamment, celle de la construction par l'élève de sa propre représentation de la société, de la culture et de l’histoire, celle de l’affirmation identitaire des groupes minoritaires et celle de la production d’une conscience citoyenne qui procède d’une identité à l’état de prospection par opposition à une identité en tant qu’héritage ou mémoire. On voit conséquemment que les modes de création du lien social tendent à changer dans l'école. Celle-ci ne s'acquitterait plus de sa mission de socialisation par la transmission d'une vision du monde (ou de l'histoire) préconstruite, d'une mémoire collective unitaire, d'un ensemble de valeurs «consensuelles» permettant de définir l'identité collective. La socialisation que préconise l'école passe plutôt par une subjectivation de l'élève, la promotion de cultures de groupes ethniques minoritaires ou par la citoyenneté. La question d'une vision commune du monde et de l'histoire n'est pas évacuée pour autant. Celle des rapports de force entre les groupes sociaux non plus. La recherche a été menée avec 22 enseignants d'histoire, surtout de Montréal, qui, dans le cadre d'entrevues semi-dirigées, ont défini la fonction sociale qu'ils assignaient à leur enseignement.
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