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Frédéric Royall
Cette communication porte sur l’évolution et le sens du radicalisme dans les mouvements sociaux irlandais. À l’aide de travail du terrain, d’observations participantes, d’entretiens, et d’enquêtes sociologiques, elle se structure autour de trois épisodes protestataires dont la participation d’acteurs sociaux semblait mettre en exergue le refus de ces derniers à la compromission et à la complicité du pays à la mise en place de politiques (néo)libérales. Le premier exemple porte sur une campagne menée à Dublin à la fin des années 1970 contre la destruction de symboles du patrimoine culturel irlandais pour des besoins d’urbanisme. Le second exemple fait référence à la création dans les années 1990 d’organisations de défense de populations défavorisées. Le troisième exemple examine l’activisme écologiste des années 2000. Je propose que dans ces trois cas les protestataires rejettent tout marquage identitaire et/ou politique qui pourrait les assimiler à des « radicaux » ou à des « antilibéraux » au prétexte que ces qualificatif serait caricatural, utopiste et finalement dommageable au sérieux de leur engagement. La communication propose une critique de la notion de radicalisme dans les travaux sur les mouvements sociaux et, ce faisant, elle essaie de répondre aux questions suivantes : le radicalisme en Irlande a-t-il le même sens qu’ailleurs, si ces protestataires ne sont ni radicaux ni antilibéraux que sont-ils, ce phénomène est-il « spécifique » à l’Irlande et si ouipourquoi ?
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