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Nathalie Ricard
Depuis quelques années, nous avons vu les médias prêter assistance à des personnes qui n’ont pas obtenu la protection du Canada et qui allaient être déportées (voir Truchon et Saillant, 2009). Quel est le sens de l’instrumentalisation de cette médiatisation sur les représentations du « réfugié » dans l’imaginaire collectif? Quelles en sont les conséquences éthiques et politiques pour les réfugiés et pour les organismes qui défendent les droits des migrants? Dans le cadre de cette communication, nous allons partager les résultats de nos observations et de nos entrevues faites avec des activistes et avec des demandeurs d’asile qui ont fui leur pays en raison de la persécution liée à leur orientation sexuelle. Nos résultats s’appuient aussi sur une analyse de la presse communautaire gaie et des grands quotidiens. A l’inverse du discours axé principalement sur la stratégie politique (Flecker, 2011), ou sur celui d’une reconstruction humanisée du soi (voir Esses, et al, 2008), nous constatons que ces migrants hésitent à se visibiliser dans l’espace médiatique pour protéger leurs proches et pour suivre les conseils de leurs avocats. Les organismes de soutien des minorités sexuelles réfugiées avec lesquelles nous avons travaillé à Montréal et à Toronto hésitent aussi à s’inscrire dans le temps court du battage médiatique qui cristallise les représentations racistes et victimaires de ces réfugiés venus principalement des pays du sud.
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