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Clémence Dallaire : Université Laval
Le rôle des connaissances scientifiques dans le jugement clinique est souvent peu explicité au profit des données cliniques de la situation. Or, dans la formation d'un jugement clinique si l'observation et la collecte de données sont importantes, on peut se demander si un jugement clinique est possible dans l'ignorance ou l'absence de connaissances scientifiques?
La présentation s'inspirera d'un concept épistémologique que Popper qualifie « d'optimisme épistémologique », soit une représentation que l'homme peut discerner le vrai et accéder à la connaissance scientifique, optimisme qui a fait naître la science et la technique moderne. Mon intention est de montrer que le jugement clinique ne peut se dispenser de la connaissance scientifique disponible dans l'évaluation des situations cliniques.
Ainsi, le rôle des observations et données cliniques particulières à une situation et celui des connaissances scientifiques plus générales dans le jugement clinique seront abordés en s'appuyant sur l'apport de la philosophie des sciences de façon à montrer comment ils sont indispensables à une offre de soins infirmiers humains.
La Faculté des sciences infirmières de l'Université Laval désire organiser un colloque sous le thème de « Philosophie et soin humain » en collaboration avec les autres universités francophones. Ce colloque se veut un lieu de rencontre où une place particulière est laissée à la réflexion, à la discussion et à la critique concernant la place de la philosophie dans le développement des connaissances sur les soins dans les sciences infirmières et de la santé. Nous connaissons les apports de la philosophie en général et ses diverses branches – analytique, continentale, existentielle, phénoménologique, théorie critique et autres – au développement et à la critique des axes ontologique, épistémologique et éthique des sciences. Seulement, bien que la philosophie soit régulièrement citée dans les sciences de la santé, ses liens avec le développement des soins demeurent ténus, parfois boiteux et trop souvent implicites, éléments qui peuvent remettre en question certaines des connaissances actuelles sur les soins. Comment philosophie et soin peuvent-ils se rencontrer et s’harmoniser dans un but de développement des connaissances? Ainsi, des conférenciers de langue française auront l’occasion de partager, d’échanger et de discuter les résultats de leurs travaux philosophiques, théoriques et empiriques visant à montrer la nature, les fonctions, les forces et les limites de la philosophie dans le développement des connaissances portant sur le soin.
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