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Camille Moulinier : Avignon Université
La contemplation des vestiges n’est plus l’unique forme de médiation privilégiée dans le musée d’archéologie antique. Celle-ci exige la possession d’une réelle culture concernant l’histoire de l’Antiquité. Aussi, a-t-on davantage recours à toute une panoplie de dispositifs, dits de reconstitution. La notion de fiction attachée à la reconstitution suggère une mise en scène, et par là une narration, dans l’exposition des objets archéologiques. La reconstitution permet de transporter le visiteur dans le passé « comme s’il y était » et de lui montrer les choses mieux qu’il n’aurait jamais pu les voir. Elle fait adhérer le visiteur à des simulacres. C’est l’illusion de la réalité ; une illusion consciente et consentie par le visiteur. En quoi le péplum, un genre cinématographique par nature populaire, concerne t-il la médiation de l'Antiquité et plus largement de l'archéologie ? Le péplum n’est pas destiné à informer le spectateur sur l’Antiquité mais ne peut-il pas avoir une valeur cognitive ? L’analyse de dispositifs de reconstitution du musée d'archéologie permet d’établir une contiguïté avec le genre péplum. De plus, l'étude des représentations sociales de l'Antiquité véhiculées par le film péplum permet de s'interroger sur le processus d'appropriation de l'imagerie de l'Antiquité du péplum chez le spectateur, une imagerie stéréotypée de cette période historique.
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