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Marie-Josée Daviau : UQAM - Université du Québec à Montréal
Notre recherche traite de l’accord du participe passé, souvent perçu comme la bête noire de la langue française (Chervel, 1977). Il est bien connu qu’il n’y a pas d’accord du participe passé employé avec l’auxiliaire avoir (PPavoir) lorsque le complément direct se trouve à la suite du PP, mais que l’accord est présent sur le PP lorsque ce CD est extrait de sa position de base pour être antéposé au PP (Kayne, 1989; Boivin, 2005). Nous observerons d’abord ce qui, dans l’évolution de la théorie grammaticale, justifie le fait que l’accord du PPavoir précédé de en ait été traité différemment de l’accord avec les autres pronoms CD. Ensuite, en observant d’abord les cas les plus simples où cette règle s’applique, par exemple en présence des pronoms CD le, la et les, il sera proposé que la règle devrait également inclure les cas où le PPavoir est précédé du pronom CD en reprenant un GN entier. Ainsi, non seulement cet accord pourrait être appliqué dans cette structure syntaxique (Arrêté Haby, 1976; Boivin et Pinsonneault, 2008; Riegel et al., 2009), mais il devrait l’être.
Nous nous appuierons ensuite sur des données actuelles collectées auprès d’une centaine d’étudiants universitaires afin de dresser un portrait de l’usage relatif à l’accord du PP et, plus précisément, dans le cas où il est précédé de l’auxiliaire avoir et du pronom CD en. Ces données reposent sur une dictée de phrases présentant les différents contextes syntaxiques dans lesquels peut apparaitre le PP.
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