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L'éducation à la maladie : prise en charge et acceptation chez les personnes vivant avec le VIH/sida en milieu rural africain

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Pierre Boris N'NDE TAKUKAM : Université Laval

Résumé de la communication

Le Sida est parfois une source de violence pour les individus infectés pas le VIH. Il construit autour d'eux un univers social de violences et de contre-violences qui ont une influence sur leur suivi et sur les rapports qu'ils entretiennent avec leur entourage. La considération sociale de la Pathologie - étant donné qu'elle diffère et évolue en fonction des repères symboliques des groupes sociaux - tient compte de l'incurabilité scientifique et donne une forte impulsion à la catégorisation, à la stigmatisation, bref enrichit le processus de violence et de contre-violence que vivent les personnes infectées. L'idée d'une maladie incurable nourrit le tabou et fait des personnes infectées une catégorie à part. L'isolement créé très souvent par le groupe tire son sens des traits liés intrinsèquement à la maladie et à des attributs construits, purement sociaux. Il devient urgent dès lors de ré-apprendre à vivre et à exister dans un tel état. Une rééducation des mœurs et mentalités s'avèrent nécessaire. Nous voulons dans ce développement montrer les cadres de rupture de l'harmonie ou du lien social et familial que peut créer la pathologie du Sida, ensuite réfléchir sur les conditions de possibilité d'une réadaptation au vivre-ensemble ainsi que le rôle de certaines organisations dans cette « éducation à la maladie ». Il sera alors possible de dire à partir de là un discours général sur les rapports de certains malades « atypiques » avec l'environnement social qui est le leur.

Résumé du colloque

Si la coexistence a toujours représenté un enjeu de taille de la condition humaine, cet enjeu se pose avec encore plus d’acuité dans nos sociétés contemporaines puisqu’elles ont désormais à composer avec diverses figures affirmées de l’Autre — nationalité, ethnie, religion, orientation sexuelle, classe sociale, genre, etc.

En Europe comme au Québec, les débats, réflexions et propositions portant sur ce thème tendent à se concentrer en particulier sur la diversité culturelle et religieuse issue de l’immigration au sein des États-nations. Dans d’autres régions du monde où l’accès même à la démocratie reste un combat qui est loin d’être gagné, des espoirs d’un mieux-vivre ensemble sont éveillés, mais de nombreuses questions et inquiétudes demeurent quant aux conceptions du vivre ensemble qui vont se dessiner. En Afrique, l’installation de gouvernements d’union nationale, la recherche d’équilibre régional et les commissions dialogue et réconciliation pour recréer le lien social disloqué par les conflits armés et autres génocides, sont autant de mesures mises en œuvre pour un meilleur vivre ensemble. Les situations post-conflictuelles appellent à un pari sur l’éducation à cet égard.

Organisé par le Groupe de recherche sur l’éducation éthique et l’éthique en éducation (GREE) et l’Association francophone d’éducation comparée (AFEC), ce colloque a pour but de dégager des éléments porteurs pour penser les fondements et visées, analyser les contextes, les orientations et les pratiques et développer des outils pour éduquer au « vivre ensemble ».

Au programme, une soixantaine de présentations par des chercheurs en provenance de 14 pays. Un lancement conjoint : L’Éthique et culture religieuse en question,PUQ ; revue Éducation comparée. Le colloque est financé par l'Agence universitaire de la Francophonie, le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada, l’Université du Québec, l'UQAM et l'UQTR.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
manager icon Responsables :
José Wolfs
section icon Date : 11 mai 2012

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