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Laurent Viel : Université de Montréal
Un projet urbain (PU), tel le Quartier des spectacles de Montréal, désigne une intervention d’ensemble sur un espace urbain, bâti et non bâti. Il se caractérise par la multitude et la diversité des parties prenantes (PPs) "qui l’affectent" et "qu’il affecte". Des modalités d’intégration de ces PPs à l'élaboration du PU dépend sa qualité : le caractère démocratique de ses processus, la qualité de l’espace urbain réalisé, son appropriation à terme par la population. Cette affirmation ne signifie pas que toutes les PPs ont la même "légitimité" à intervenir, entendue comme la qualité d'une entité, dont les actions sont généralement perçues comme conformes aux valeurs et aux normes d'une société. Par exemple, il semble évident qu’un citoyen lambda n’a pas le même type de légitimité qu’un élu à intervenir dans le PU. Il est pourtant tout aussi évident que toute PP a une certaine légitimité à intervenir. Cette notion est donc complexe, et non binaire du type "on l’a" ou "on ne l’a pas". La littérature a fait apparaître l’importance de la légitimité comme attribut essentiel d’une PP dans un projet, au même titre que le pouvoir. Mais elle ne nous renseigne pas sur l’importance relative de la légitimité par rapport aux autres attributs d’une PP (le pouvoir notamment), sur ce qui fonde la légitimité d’une PP dans le cadre spécifique des PUs, ni sur la manière dont elle se construit et évolue. Notre projet de recherche vise à expliciter cette notion essentielle pour l'urbanisme.
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