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Virginie Bueno : Université de Montréal
Il semblerait qu’internet engendre des pathologies propres à son utilisation au même titre que le jeu, le sexe ou la nourriture. Les débats autour de l’inclusion de l’addiction à internet dans le DSM-V sont la rencontre de deux tendances majeures de la modernité: l’informatisation et la médicalisation.
Alors qu’internet est considéré comme un moyen de libérer la communication au niveau mondial, reconfigurant toutes les sphères des sociétés tant aux niveaux micro que macro sociaux, nous plongeant ainsi dans une société informatisée; les comportements individuels qui lui sont liés sont fréquemment comparés à une compulsion. La compréhension des transformations engendrées par internet tend à trouver une réponse médicale à ce problème avant tout social.
Le champ psychiatrique élargit son prisme à travers la médicalisation des comportements liés à internet en proposant d’inclure dans la prochaine version du Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux l’Addiction à Internet comme Trouble Obsessionnel du Comportement.
La question se pose, dans des sociétés toujours plus connectées, de savoir quels contours peut prendre une telle entité, selon quel diagnostique, quelle est la population à risque. La présente communication propose à la lumière du concept de biomédicalisation d’éclairer les discours autour de cette pathologie.
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