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Les « phénomènes web » ou mêmes numériques : à l'intersection des réseaux sociaux en ligne et des réseaux sémantiques

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Maude Bonenfant : UQAM - Université du Québec à Montréal

Résumé de la communication

À l'instar de plusieurs chercheurs qui ont développé la mémétique (pensons à Sperber), les internautes définissent les phénomènes web à partir de la théorie du « meme » de Dawkins et utilisent eux-mêmes ce concept pour décrire la forme et la manière dont certaines informations circulent par « imitation » ou réplication. Or, plus qu'un moyen de définir la circulation de l'information, nous croyons que le mème est un élément constitutif de certaines relations en ligne et nous posons l'hypothèse qu'il contribue à la structuration de certains réseaux sociaux numériques basé sur la participation.

Dans le cadre de cette communication, nous présenterons cette hypothèse issue d'une nouvelle recherche qui débute à l'hiver 2012 et qui, grâce à l'exemple des mèmes numériques, a pour visée l'analyse des dynamiques d'interaction entre les réseaux de relations interpersonnelles et les réseaux sémantiques dans les communautés en ligne. À partir de la littérature déjà produite sur les communautés en ligne, nous définirons davantage cette fonction sociale des mèmes, leurs impacts et leurs conditions d'existence et de prolifération dans les communautés en ligne en mettant en lien nos observations faites sur les phénomènes web et celles sur les réseaux sociaux. Grâce à une équipe de recherche interdisciplinaire, ce projet permettra la mise en commun de différentes perspectives afin de réfléchir à la problématique plus large de la relation entre communication et cognition sociale.

Résumé du colloque

L’objectif général du colloque est d’identifier de nouvelles pistes et de nouvelles méthodes de recherche permettant de lier les approches théoriques et méthodologiques propres à l’analyse des réseaux sociaux et à celle des réseaux sémantiques lors de l’étude de l’émergence de communautés ou de réseaux de savoirs.

L’étude des réseaux sociaux correspond à l’analyse des structures des relations qui s’établissent entre des personnes autour de certains contenus relationnels, alors que l’étude des réseaux sémantiques est l’étude des structures et des processus reliant des unités de sens. Les études des réseaux sociaux s’articulent généralement à partir de contenus prédéterminés (conseil, soutien affectif, échanges économiques, etc.). Le contenu partagé demeure ainsi à l’arrière-plan du travail d’analyse. L’étude des réseaux sémantiques, quant à elle, s’effectue à partir de l’analyse des interrelations entre les concepts. Les relations entre les unités (personnes, textes et agents) sont à leur tour en arrière-plan et ne sont pas considérées. Malgré leur parenté manifeste, peu d’études ont tenté de concilier les aspects sociaux et sémantiques des réseaux, c’est-à-dire d’un groupe d’agents interreliés qui partagent un ensemble structuré de concepts.

Ces deux champs d’études se rencontrent et sont confrontés à de nouveaux problèmes lors de l’étude de l’émergence des communautés de savoirs. D’un point de vue général, survient alors le problème des dynamiques d’interaction entre la communication et la cognition sociale, et d’un point de vue plus formel, celui des dynamiques d’interaction entre les réseaux sociaux et les réseaux sémantiques. La rencontre de ces champs est à l’interface des sciences sociales et des sciences cognitives. Chaque tradition de recherche apporte des éléments de réponse, mais elles sont limitées par leur propre perspective.

Contexte

section icon Thème du congrès 2012 (80e édition) :
Parce que j’aime le savoir
section icon Date : 11 mai 2012

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