Veuillez choisir le dossier dans lequel vous souhaitez ajouter ce contenu :
Membre a labase
François Abraham : Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec
L'Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés du Québec (OTTIAQ) a lancé il y a plusieurs années une réflexion portant, notamment, sur l'avenir de la traduction devant les bouleversements que vit sa pratique en raison des avancées technologiques, et plus particulièrement en matière de technologie traductionnelle. Le but de cet exercice continu est de dresser un état de la situation et de définir des pistes de solution pratiques sur la façon dont les traducteurs peuvent répondre à cette évolution.Le président de l'OTTIAQ propose de faire un compte rendu de cette réflexion. Quelle est l'incidence des progrès technologiques sur la pratique individuelle et sur l'organisation du travail? Dans quelles conditions les traducteurs de demain exerceront-ils leur profession? Quels services offriront-ils?Le domaine de la traduction verra certainement l'émergence de nouveaux métiers et de nouveaux rôles pour le traducteur. Les traducteurs devront aussi se former de plus en plus et de plus en plus fréquemment.Mais l'avenir de la traduction sera en partie ce que les traducteurs en feront; ceux-ci devront diriger le changement, faire preuve de leadership, jouer un plus grand rôle dans le développement technologique. Il leur faudra également changer leur façon de se présenter à leur employeur, à leurs clients.Les traducteurs ont déjà intérêt à joindre des regroupements professionnels et associatifs dans lesquels s'exprimera la synergie entre les divers acteurs du milieu.
Les métiers de la langue sont en plein essor au Canada et dans le monde. L'AILIA (Association des industries de la langue) a été créée au Canada il y a une dizaine d'années pour faire la promotion des trois grands volets de ce secteur : la traduction et l'interprétation, les technologies langagières et l'enseignement des langues (www.ailia.ca). Le CRTL (Centre de recherches en technologies langagières) est une autre instance favorisant les activités de recherche autour des technologies langagières. Des entreprises canadiennes et internationales (LSP, Language Service Providers) se spécialisent dans la fourniture de services langagiers, sous la forme de suites logicielles, de services intégrés de traduction ou de services-conseils liés aux processus de traduction ou au choix et à l’implantation de technologies langagières. Les entreprises actrices de la mondialisation sont aux prises avec des questions liées à la gestion des services langagiers : gestion des fournisseurs, du contenu ou du processus de traduction, intégration des outils langagiers et formation des langagiers à de nouveaux métiers.
Ce colloque, organisé avec l'appui du Groupe de recherche sur les collectivités en ligne de l'Université de Sherbrooke (GRECUS), donne la parole aux chercheurs et aux praticiens afin de favoriser les échanges entre les différents acteurs de la recherche liée aux technologies langagières, aux systèmes d'information, aux processus de production des traductions et au changement organisationnel. Le lien entre la pratique individuelle de la traduction et son intégration dans une logique organisationnelle est une voie encore peu explorée par la recherche en sciences sociales. Les manifestations du changement dans les processus individuels et groupaux requis par les nouvelles avancées technologiques, ainsi que les impacts sur le « soi » du traducteur de cette nouvelle complexité liée à l’informatique, sont des exemples de sujets pouvant être traités dans le cadre de ce colloque.