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Jessica Cendoya : Avignon Université
En Espagne, il est difficile d’aborder le thème de la guerre civile (1936-1939) et de la mémoire de ses victimes sans que cela ne génère des clivages. En décembre 2007, la loi votée sur le devoir de mémoire a divisé et divise encore l’Espagne (Bennassar, 2009). Il est donc complexe pour l’Etat de construire un musée dédié à la guerre civile. Cependant, au Musée National Centre d’Art Reina Sofia une unité d’exposition est consacrée à la contextualisation historique et artistique de Guernica réalisé à Paris par Pablo Picasso en 1937 durant la guerre civile espagnole.
C’est dans ce contexte politique et social que cette communication vise à savoir si l’on peut considérer l’exposition et les expôts comme des outils nécessaires à une nation - ayant vécu un évènement traumatique - pour entreprendre un travail des mémoires individuelles et collectives ?
Nous présenterons les résultats d’une étude des publics effectuée au MNCARS. Quarante espagnols de 20 à 80 ans ont été interrogés dans les salles et après leur visite. L’objectif est de montrer comment la réception des moyens scénographiques mis en œuvre par un musée national, à travers un symbole international, peut non pas corroborer un devoir de mémoire mais amorcer - suivant la génération ou le contexte politique et social dans lequel a grandi le visiteur - un travail des mémoires individuelles et collectives (Ricœur, 2000) auprès des publics originaires de cette nation.
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