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Iulia Mihalache
Nous nous proposons ici de montrer comment la recherche dans d'autres champs de savoirs (l'apprentissage en ligne, la gestion des connaissances, les organisations apprenantes, la sociologie de la traduction) peut aider à analyser les processus d'interaction entre les connaissances des étudiants, des langagiers professionnels et des entreprises en technologies, grâce aux technologies.
Dans un contexte de libération du contenu numérique, qui favorise un mouvement de la traduction vers un écosystème et une écologie de la traduction collaborative, l'accès à distance à une boîte à outils regroupant plusieurs technologies, assorti de la possibilité d'apprendre en ligne et d'assumer virtuellement différents rôles langagiers, s'avère un moyen intéressant d'assurer le développement réfléchi des compétences technologiques langagières nécessaires aujourd'hui et à l'avenir. Nous constatons d'ailleurs que dans un monde technologisé, les langagiers sont incités à développer une cognition managériale qui leur permette de cibler les regroupements stratégiques pour prendre des décisions ou innover. Le projet « Un outil d'aide à l'appropriation des technologies langagières chez les étudiants en traduction » (section Écosystème de la traduction) a pour but de créer un espace virtuel et collaboratif d'apprentissage des technologies, afin que les futurs professionnels développent des compétences qu'exigent le travail avec les technologies et la collaboration au sein de diverses communautés.
Les métiers de la langue sont en plein essor au Canada et dans le monde. L'AILIA (Association des industries de la langue) a été créée au Canada il y a une dizaine d'années pour faire la promotion des trois grands volets de ce secteur : la traduction et l'interprétation, les technologies langagières et l'enseignement des langues (www.ailia.ca). Le CRTL (Centre de recherches en technologies langagières) est une autre instance favorisant les activités de recherche autour des technologies langagières. Des entreprises canadiennes et internationales (LSP, Language Service Providers) se spécialisent dans la fourniture de services langagiers, sous la forme de suites logicielles, de services intégrés de traduction ou de services-conseils liés aux processus de traduction ou au choix et à l’implantation de technologies langagières. Les entreprises actrices de la mondialisation sont aux prises avec des questions liées à la gestion des services langagiers : gestion des fournisseurs, du contenu ou du processus de traduction, intégration des outils langagiers et formation des langagiers à de nouveaux métiers.
Ce colloque, organisé avec l'appui du Groupe de recherche sur les collectivités en ligne de l'Université de Sherbrooke (GRECUS), donne la parole aux chercheurs et aux praticiens afin de favoriser les échanges entre les différents acteurs de la recherche liée aux technologies langagières, aux systèmes d'information, aux processus de production des traductions et au changement organisationnel. Le lien entre la pratique individuelle de la traduction et son intégration dans une logique organisationnelle est une voie encore peu explorée par la recherche en sciences sociales. Les manifestations du changement dans les processus individuels et groupaux requis par les nouvelles avancées technologiques, ainsi que les impacts sur le « soi » du traducteur de cette nouvelle complexité liée à l’informatique, sont des exemples de sujets pouvant être traités dans le cadre de ce colloque.
Thème du colloque :