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Jacinthe Lemelin
Des études récentes indiquent que la violence entre partenaires intimes (VPI) n’est pas un phénomène homogène (Kelly & Johnson, 2008). Des profils peuvent en effet varier en fonction de la sévérité de la violence subie et perpétrée, des formes de violence présentes ainsi qu’en fonction du niveau de contrôle subi et exercé par les partenaires (Johnson, 2006). Toutefois, les profils pouvant être retrouvés chez des femmes en maison d’hébergement ont été peu documentés. L’objectif de l’étude est d’examiner auprès de cette population les dynamiques violentes pouvant être retrouvées. Pour ce faire, une analyse de regroupement a été effectuée auprès de 152 femmes provenant de 30 maisons d’hébergement du Québec. Les analyses préliminaires indiquent la présence de trois profils. Un premier profil (n = 87, 59,6%) dans lequel les femmes subissent et exercent les niveaux les plus faibles des trois formes de violence. Un deuxième profil (n = 49, 33,6%) se caractérise par la présence de niveaux très élevés de violence subie et des niveaux faibles de violence perpétrée. Le dernier profil (n=10, 6,8%) correspond à des femmes qui rapportent subir et exercer un niveau élevé des trois formes de violence. Dans l’ensemble, les analyses indiquent que les femmes des différents groupes semblent subir un niveau de contrôle élevé et semblent en exercer très peu. Les résultats seront discutés en lien avec les théories existantes en termes d’implication pour la recherche et l’intervention.
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