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Éléna Choquette : Université de Montréal
Le niveau de culture politique des Canadiens demeure relativement bas et inégalement distribué. Ma communication cherche à faire ressortir certaines conséquences de la désinformation politique sur le comportement électoral lors de référendums provinciaux et fédéraux ainsi qu'aux élections fédérales générales. L'électorat en sait-il suffisamment pour prendre des décisions qui serviront ses intérêts?
En général, il semble que le niveau actuel de connaissance politique a des effets marginaux sur la composition partisane de la Chambre des communes, ce qui signifie que, tout en ayant une culture politique relativement limitée, les Canadiens peuvent compter sur le travail de parlementaires qui servent leurs intérêts. Or, le niveau actuel de culture politique a des conséquences moins souhaitables sur le comportement électoral lors de référendums, spécialement lorsque la question posée traite de réformes électorale ou constitutionnelle. En effet, les résultats de tels référendums s'inscrivent généralement en inadéquation avec les intérêts des électeurs, c'est-à-dire que n'eut été de leur niveau de connaissance politique, ils auraient voté autrement. Cette conclusion nous mène à nous poser la question suivante: les intérêts de l'électorat sont-ils mieux servis par ceux qui le constituent, ou ceux qu'il élit? Cet essai avance la deuxième hypothèse et la défend à l'aide des travaux empiriques de Blais et al. (2009), de Fournier (2002), Fournier et al. (2010) et Johnston (1996).
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